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Du jour au lendemain, Simon Léotard, un promoteur immobilier d'une cinquantaine d'années, se retrouve ruiné par Lépidon. Ce dernier lui réclame le remboursement immédiat des traites qu'il a consenties à son associé, Julien, qui vient de se suicider sans aucune explication. Mais Simon refuse de se laisser faire. Grâce à Mado, une jeune prostituée dont il est amoureux, il parvient à obtenir des informations compromettantes sur son concurrent…
Idéaux perdus
Dernier des quatre opus de Sautet interprétés par Michel Piccoli, Mado clôt une période faste de manière plus sombre et pessimiste que par le passé. Mado est en effet l’un des premiers films français à enregistrer les effets de la crise, le délabrement économique, et à s’inquiéter du chômage. Suicide, trahison, meurtre… : le réalisateur retrouve la violence du polar pour dresser le portrait d’un homme et d’un pays en déréliction, qui s'apparente aussi à un autoportrait. Jamais Sautet n’était allé aussi loin dans la confession intime. Le cinéaste rappelle avec ce film secret et tourmenté qu’il est aussi le peintre de l’obsession masculine pour les femmes, du dégoût de soi et des idéaux perdus ou dévoyés. Mado est diffusé dans une version restaurée inédite.
Un jour, le riche propriétaire tombe follement amoureux d'une violoniste, Camille. Mais alors qu'ils sont sur le point d'emménager ensemble, contre toute attente, Stéphane sort de sa tanière et décide de séduire la jeune femme, au grand dam de son meilleur ami.
Situé en Mauritanie, à cheval sur le désert du Sahara et l’Atlantique, le parc national du banc d’Arguin abrite une biodiversité d’une grande richesse, et figure au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le Dessous des cartes s’intéresse à l’avenir de ce parc, symbole des tensions qui peuvent exister entre protection de l’environnement et développement économique.
Stéphane Breton a fait de nombreux séjours chez les Wodani des hautes terres d'Irian Jaya, en Nouvelle-Guinée. Il parle la langue de ces gens qui se promènent nus avec leur arc, qui vivent en disputant des jardins à la forêt et qui ont la tête près du bonnet comme des paysans de chez nous. Peu à peu, il s'est fait accepter, même s'il n'est pas évident pour les Wodani de comprendre pourquoi il s'intéresse à eux. Est-ce un missionnaire ? Vient-il du pays des morts ? En tout cas, ils le font participer à la vie du village et à leurs conflits incessants.
Sur un plateau isolé des gorges du Verdon, Maguy fabrique depuis 40 ans du fromage de chèvre dans le respect de la nature et des animaux. Bientôt à la retraite, elle doit céder son troupeau. Elle décide alors de parrainer Anne-Sophie, une jeune agricultrice qui souhaite s’installer. Au fil des saisons, le processus de transmission s’avère être un douloureux renoncement pour l’une et un difficile apprentissage pour l’autre. Peut-on encore aujourd’hui transmettre le goût de la liberté ?
Depuis la naissance de l’agriculture, l’homme cherche à modifier son environnement. Aujourd’hui, trente ans après la création de la première plante génétiquement modifiée, le débat sur les OGM reste ouvert et controversé. Le Dessous des Cartes consacre deux numéros à cette question et tente de comprendre les enjeux du débat. Dans ce second numéro consacré aux OGM, Le dessous des cartes se penche sur le cas spécifique de l’Union européenne et de sa relation complexe et paradoxale avec les plantes génétiquement modifiées.
Vladimir est un homme riche et froid, Elena une femme modeste et docile. Ils se sont rencontrés tard dans la vie et chacun a un enfant d'un précédent mariage. Le fils d'Elena, au chômage, ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa propre famille et demande sans cesse de l'argent à sa mère. La fille de Vladimir est une jeune femme négligente, un peu bohème, qui maintient son père à distance. Suite à un malaise cardiaque, Vladimir est hospitalisé. A la clinique, il se rend compte qu'il pourrait mourir prochainement. Un moment bref mais tendre partagé avec sa fille le conduit à une décision importante : c'est elle qui héritera de toute sa fortune. De retour à la maison, Vladimir l'annonce à Elena. Celle-ci voit soudain s'effondrer tout espoir d'aider financièrement son fils. La femme au foyer timide et soumise élabore alors un plan pour offrir à son fils et à ses petits-enfants une vraie chance dans la vie.
En 1984, Leos Carax, jeune réalisateur, fait une entrée fracassante au Festival de Cannes, avec son premier long métrage, Boy meets girl. La puissance et la poésie de son cinéma sont saluées par la critique, qui voit en lui l’un des cinéastes les plus prometteurs de sa génération. Avec son film suivant, Mauvais sang, il devient même l’icône du "cinéma d’auteur", tant en France qu’aux États-Unis ou en Asie. Quelques années plus tard, les passions se déchaînent autour de son film Les amants du Pont-Neuf. Le tournage est un véritable naufrage et Leos Carax s’attire les foudres des producteurs, des financiers et de la presse. L’enfant terrible du cinéma français disparaît alors de la scène médiatique. Le mythe du poète maudit et sulfureux s’installe. Malgré les difficultés à produire ses films, Leos Carax continue d’explorer de nouveaux territoires avec Pola X et plus récemment Holy motors…
Mystère et passion
Tessa Louise-Salomé assemble les morceaux du puzzle que forme l’étonnante filmographie du cinéaste. Ponctué d’interviews exclusives (avec Denis Lavant, Mireille Perrier, Serge Toubiana, Gilles Jacob, Kent Jones, Kiyoshi Kurosawa…) et de nombreux extraits de films, son documentaire se veut avant tout une exploration sensible de l’univers de Leos Carax, qui n’apparaît qu’en voix off ou dans certains de ses rôles. Si, au bout du film, le mystère de cet "enfant du cinéma" reste entier, la réalisatrice érige sa "poésie pure" en véritable manifeste artistique. "La beauté est dans l’œil de celui qui regarde", affirme le personnage joué par Michel Piccoli dans Holy motors.
Elle est divorcée, mère d'un petit garçon de 6 ans. Ils se revoient, se plaisent, se rapprochent, et Laura annonce à JB qu'elle est séropositive, comme son fils Oscar. Il doit ingurgiter tous les jours des antirétroviraux ? les "pilules bleues" du titre. Déjà irrémédiablement amoureux, JB s'engage avec détermination, malgré sa peur, dans cette histoire naissante. Il chronique au quotidien dans ses planches le cheminement de leur fragile trio, dans l'ombre du sida.
Hybridation
Parue en 2001 aux Éditions Atrabile, "Pilules bleues", la bande dessinée autobiographique de Frederik Peters, a été rééditée en 2013 avec dix nouvelles pages d'épilogue. Pour la porter à l'écran, Jean-Philippe Amar ("Xanadu", "Un village français") a eu l'idée heureuse d'animer les dessins de l'album pour les inviter dans la fiction : un rhinocéros blanc et un mammouth laineux constituent les éléments les plus spectaculaires de cette hybridation. Discret, mais essentiel, ce rappel de l'œuvre originale contribue à la tonalité intimiste et à la poésie du récit, au plus près de ses deux principaux protagonistes. Resserrant le cadre sur Florence Loiret Caille et Guillaume Gouix, tous deux d'une grande justesse, le réalisateur parvient à restituer la force et la beauté de cette histoire d'amour au temps du sida..
On ne prend pas le Transsibérien pour la destination, mais pour l'expérience. C’est cette rupture dans la trépidation contemporaine que filme Stéphane Breton : le temps est suspendu alors que les paysages s’étirent, neutralisés par la neige. Connu, entre autres, pour ses documentaires sur les Papous, l’ethnologue s’est offert un ticket pour l’envers du rêve… en troisième classe. À bord, si les vies sont figées, en attente, leur condensation dans les wagons se révèle un gisement romanesque. Tel cet homme portant les stigmates d’une récente et terrible bagarre, chacun est monté dans le train lesté de ses histoires. Autant d’éléments qui nourrissent la richesse narrative du voyage.
En route pour la déroute
En se donnant le temps du regard, en s’impliquant dans le réel – en buvant par exemple du vin ukrainien –, l’auteur s’imprègne des mille dimensions d’une Russie déclassée. Voyageurs d’une pauvreté extrême, jeunes appelés inquiets ou ouvriers itinérants, beaucoup apparaissent imbibés. L’alcool fait le lien social et devient le leitmotiv plus ou moins discret du film. Seul le personnage principal, un ancien tankiste de l’Armée rouge, ne boit pas. Un pôle de sagesse au cœur d’une humanité en route vers un futur inquiétant.