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Etienne Klein reçoit l'astrophysicien Jean-Pierre Bibring pour analyser les premiers enseignements de la mission Rosetta, ce que les données collectées nous disent -ou pas- de l'origine de la vie ou de l'eau de nos océans terrestres.
Du temps a passé depuis le 12 novembre 2014, mais nous restons tous sous le charme des exploits de Rosetta, cette sonde qui est parvenue à se propulser très loin de la Terre, à plus de 800 millions de kilomètres de chez nous, cette sonde rusée qui a effleuré certaines planètes pour profiter de leur attraction gravitationnelle et modifier sa vitesse, cette sonde patiente qui s’est glissée gentiment, pendant plus de dix ans, dans les trames déformées de l’espace-temps.
Nous restons également sous le charme des exploits de son atterrisseur Philae, qui s’est posé sur la comète Tchouri après quelques rebondissements, un au sens propre du terme (Philae a rebondi sur le sol de la comète) et plusieurs autres au sens figuré (il y a eu des surprises et du suspense).
Dès le 18 novembre 2014, le Wall Street Journal annonçait que Philae avait détecté des molécules organiques à la surface de la comète, c’est-à-dire des molécules contenant des atomes de carbone liés à des atomes d’hydrogène. Le responsable de l’un des instruments scientifiques de Philae, appelé COSAC, a même précisé que des molécules contenant trois atomes de carbone avait été identifiée, sans vouloir en dire plus, car en la matière, il faut être prudent. L’intérêt et la portée d’une telle information dépendent en effet crucialement des autres atomes qui sont associés à cette molécule : il y a trois atomes de carbone aussi bien dans le gaz propane, qui est peu complexe, que dans l’alanine, qui est l’une des briques des protéines sur Terre.
Depuis, les feux médiatiques se sont orientés dans d’autres directions, pas toutes aussi enthousiasmantes, mais il est temps de revenir à Philae car ce bel engin a déjà livré beaucoup de données scientifiques.
Qu’est-ce que ces données nous disent – ou ne nous disent pas - à propos de l’origine de la vie, ou à propos de l’origine de l’eau de nos océans terrestres ?
Jean-François Dars et Anne Papillault sont deux artistes fascinés par la science, auteurs de très nombreux documentaires pour le CNRS, et qui exposent ici leurs derniers travaux autour de la physique, sur la question des "atomes froids".
Il n’est pas nécessaire d’être un illustre historien des sciences ou de l’art pour savoir que la physique agit régulièrement comme une source d’inspiration pour les artistes, et que cette influence peut être réciproque. Des jeux de miroirs, des échos mutuels, des résonances organisent une tension féconde entre ces deux polarités de l’esprit humain. Certaines révolutions de la physique ont notamment fasciné les peintres : par exemple, la nouvelle conception de l’espace et du temps introduite par Einstein a inspiré des artistes comme Marcel Duchamp (« Nu dans un escalier ») quant à la physique atomique naissante, toute à sa conquête d’un monde jusqu’alors invisible, elle a poussé des peintres comme Kandinsky vers l’abstraction.
Inversement (même si c’est plus rare), la peinture a pu influencer et enrichir la réflexion de physiciens. Je pense au cas exemplaire du physicien Bernard d’Espagnat, fils du peintre Georges d’Espagnat, qui a écrit des livres fort savants sur le « réel voilé » que suggère à ses yeux la physique quantique, mais aussi un bel ouvrage sur l’influence que la peinture de son père, qui était un « pré-fauviste instinctif », a eue sinon sur ses propres travaux, du moins sur sa sensibilité intellectuelle.
Certains croient pourtant que la science et l’art sont deux choses fondamentalement différentes : ils s’imaginent rendre un service à la science en lui permettant d’être sans imagination, et ils croient faire progresser l’art en empêchant quiconque d’en attendre de l’intelligence. Mais même si l’humanité a dû souvent et longtemps se passer du savoir comme de l’art, il reste que l’un et l’autre sont essentiels à ce que nous considérons être aujourd’hui notre humanité. Car il n’existe personne qui soit totalement dépourvu de savoir, et il n’existe personne qui soit totalement dépourvu de sens artistique.
Il y a toutes sortes de particules, des bosons, des fermions, des mésons, des baryons, des leptons, des quarks, des kaons, des muons, des gluons et d’autres qui ont des noms encore plus compliqués. Certaines sont élémentaires. Cela signifie que, pour autant qu’on le sache, elles n’ont pas de structure interne. Les autres ne sont pas élémentaires. Cela signifie qu’on a pu démontrer qu’elles sont composites, c’est-à-dire de particules qui, elles, sont élémentaires.
Pour décrire les particules élémentaires et leurs interactions, les physiciens disposent d’un cadre formel, disons d’un formalisme, qu’ils appellent la théorie quantique des champs. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce formalisme n’emprunte rien aux techniques agricoles. À coups d’arguments plutôt et même sacrément mathématiques, il défend l’idée que les particules ne sont que les différents états d’excitation d’un champ, d’un champ quantique parce que bon, lequel lui-même n’est pas une « vraie » chose, mais au mieux ce que les mathématiciens appellent un opérateur. Nous voilà ravis de l’apprendre et bien avancés, surtout si, entendant cela, un théoricien de passage se trouvait pris de l’irrésistible envie d’ajouter, histoire de nous éclairer un peu plus encore, qu’à toute particule correspond « une représentation irréductible du groupe de Lorentz inhomogène ».
Même si l’on ne comprend pas ce qui est dit là, on saisit tout de même qu’une particule n’est pas une chose ordinaire, en tout cas pas une chose qui ressemble aux choses que nous avons l’habitude de croiser dans la vie courante. La question qui se pose est donc : une chose qui ne serait pas vraiment une chose, ce serait quoi ? Si l’on va voir du côté du dictionnaire, on découvre vite qu’il ne peut guère nous aider car il nous dit que le mot chose n’a pas de contraire, ou plutôt qu’il n’en a qu’un, c’est rien . Le contraire d’une chose, c’est donc rien, absolument rien. Or, une particule, ce n’est pas rien, puisque c’est toute de même une particule, ce qui est déjà quelque chose….
Mais si une particule n’est ni tout à fait une chose, ni tout à fait rien du tout, qu’est-ce donc ? Avons-nous le droit de dire que la matière se serait comme « déchosifiée » ?
Quelle est la place du droit dans les Aventures de Tintin ? Quasiment nulle est-on tenté de répondre. Les injustices en revanche sont très présentes : depuis Tintin chez les soviets jusqu’à L’oreille cassée en passant par Coke en stock, elles sont partout mais rarement dénoncées au nom du droit et encore plus rarement combattues par le droit. « Tintin n’est pas le défenseur de l’ordre établi mais le défenseur de la justice » de l’aveu même d’Hergé. Il se comporte comme un redresseur de torts plutôt que comme un justicier car il remet souvent les malfaiteurs aux autorités légitimes
Les Aventures de Tintin, le chef d’œuvre d’Hergé, a été passé au peigne fin par toutes les disciplines possibles et imaginables : l’histoire, la géographie, la science politique, la psychanalyse, mais pratiquement jamais sous l’angle du droit, du moins du droit privé. C'est désormais chose faite par un collège d’éminents professeurs de droit qui ont démenti cette première impression en montrant qu’étaient convoqués au fil des aventures presque tous les secteurs du droit : qui aurait cru que l’on pourrait y trouver des applications non seulement du droit commercial mais également du droit de la concurrence, du droit administratif, du droit de la famille etc.
Le droit n’est jamais le sujet principal et cependant il est partout tout simplement peut-être parce que le droit est un outil indispensable à la coexistence humaine et qu’il offre un incontournable ingrédient pour construire la grande intrigue de la vie des hommes, et qui regarde les hommes de près retrouve nécessairement du droit.
Pour aller plus loin
- sous la direction scientifique de Jeremy Heymann : Tintin en droit (LexisNexis, 2024)
- Présentation de Jeremy Heymann sur page de l'université Jean Moulin Lyon III
- Présentation de Muriel Chagny sur LinkedIn
- Présentation de Bernard Audit sur la page de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas
Références musicales
- Charles Gounod : Faust, air des bijoux, "Ah ! Je ris de me voir si belle", par Montserrat Caballé
- Boum, de Charles Trenet
- Générique de la série animée "Les Aventures de Tintin", composé par Ray Parker, Jim Morgan et Tom Szczesniak, 1991
Connaissez-vous Jean-Baptiste Delambre et Pierre Méchain ? Ce sont deux astronomes, mathématiciens et géographes, de l’époque révolutionnaire. Ces deux savants avaient calculé l’arc du méridien de Paris. Et en bons patriotes, ils s’étaient mis en tête de trouver le vrai centre de la France. Le point géographique central du pays. Ils ont passé des années en savants calculs, tirant des droites depuis les frontières et les côtes. Et vous savez, comme c’est compliqué et même assez aléatoire de fixer le point central d’une forme qui n’est pas parfaitement géométrique, ni plate ! Au bout de sept ans de recherches, Delambre et Méchain ont trouvé. Et ils ont planté un piquet figurant ce qui devait devenir officiellement le vrai centre de la France à quelques dizaines de kilomètres de Bourges, dans un près de la petite commune de Bruère-Allichamps. Et vous savez ce qu’il est advenu du piquet planté au début du XIXème siècle ? Il n’a plus rien représenté quand la France a récupéré Nice et la Savoie en 1860 ! Les deux savants patriotes étaient morts depuis longtemps. D’autres géographes ont refait les calculs pour déterminer le nouveau centre de la France, tentative encore ratée car en 1870, exit l’Alsace et la Loraine !
Parce que oui le centre dépend des bordures ; Il n’est rien en lui-même. Il en va, du centre en politique comme du centre en géographie ou en géométrie.
À l'occasion de cette émission spéciale fêtes de fin d'année, Alexandra Bensaid reçoit à sa table des voix récurrentes d'On n'arrête pas l'éco : Leila Abboud, correspondante au bureau parisien du Financial Times, Christian Chavagneux, éditorialiste au magazine Alternatives Economiques, Anne-Sophie Lechevallier, journaliste à Libération, et Leo Klimm, correspondant à Paris pour Der Spiegel.
Les bonnes nouvelles éco
A quelques jours de la nouvelle année, le traditionnel débat change exceptionnellement de forme et devient une rétrospective positive de l'année écoulée. L'occasion pour les débatteuses, débatteur et chroniqueur d'apporter une bonne nouvelle économique : feront-elles consensus ou débat ?
Pour Anne-Sophie Lechevallier, 2024 a été l'année de la désinflation, marquant la fin d'une longue période inflationniste de 3 ans qui avait démarré fin 2021 entre la fin de la pandémie du Covid-19 et la guerre en Ukraine. D'après les récentes prévisions de l'Insee, à l'horizon de juin 2025, les prix augmenteront de 1% sur 12 mois.
L'excellente nouvelle selon Christian Chavagneux, qui estime nécessaire une mesure imposant les plus riches pour contribuer à redresser les comptes publics de la France, est la reconnaissance de la Cour des comptes des 2,5 points de PIB de perte d'impôts sur les revenus.
Pour Leila Abboud, la croissance de l'économie américaine a cette année déjoué tous les pronostics : les USA vont être à 3% de croissance cette année, contre le tiers de ce chiffre en Europe. Une spirale positive dans laquelle, selon elle, tout le monde devient plus riche.
Enfin, Leo Klimm estime que la souveraineté de l'Europe dans l'espace a été retrouvée cette année avec le lancement réussi de la nouvelle fusée Ariane 6 qui s'est déroulé, malgré 4 ans de retard, le 9 juillet dernier.
Le reportage
Une vaste enquête publiée en novembre dernier par l'Inserm révélait de nombreuses évolutions de la sexualité française depuis dix ans. Cinq années de travail avaient été nécessaires pour retranscrire les changements majeurs des vies affectives et sexuelles des français. Parmi les évolutions relevées, la démocratisation des pratiques solitaires en particulier chez les femmes semble être synonyme d'un véritable essor économique d'un marché très créatif.
Seconde main et intelligence artificielle... Jusqu'où ira l'imagination des investisseurs du plaisir ? Pour ce reportage déconseillé aux moins de 18 ans, notre journaliste Mathilde Dehimi a poussé la porte d'un love store situé dans l'hypercentre de Strasbourg.
Les coups de cœur culturels
Ce samedi, les invités à la table de l'émission spéciale fêtes de fin d'année partagent une sélection culturelle de leurs coups de cœur 2024 ! Roman, BD, entretiens, séries ou documentaire... Quels sont les incontournables pas de côté économiques sortis cette année ?
Les coups de cœur de Leila Abboud :
- Une sacrée envie de foutre le bordel. Entretiens avec Jean-Louis Missika de Xavier Niel, Flammarion, 304 pages, 19,99€.
- Industry par Mickey Down et Konrad Kay, une série en deux saisons visionnable en VOD ou sur Max et Canal+.
Les coups de cœur de Christian Chavagneux :
- Les Normes à l'assaut de la démocratie de Jean-Denis Combrexelle, Odile Jacob, 208 pages, 22,90€.
- La terre promise de Wladyslaw Reymont, Zoé, 850 pages, 19,50€.
Le coup de cœur de Leo Klimm :
- Les nouvelles aventures de Lucky Luke d'après Morris, Tome 11 : un cow-boy sous pression de Jul et Achdé, Dargaud, 48 pages, 12,50€.
Les coups de cœur d'Anne-Sophie Lechevallier :
- Philippine : Les petits forçats de l'or par Antoine Védeilhé, Prix Albert Londres 2024, ARTE.
- Dictionnaire amoureux du journalisme par Caroline Fontaine, France 5.
- Orient-Express & co. Archives photographiques d’un train mythique par Eva Gravayat Arthur Mettetal, Textuel, 160 pages, 39€.
Au Brésil, la protection des peuples autochtones et de leurs territoires est inscrite dans la constitution, mais la difficulté est parfois ailleurs. Il faut réussir à prouver que des peuples occupent bien certaines parties de la forêt, et ce, sans jamais établir de contact qui peut être fatal à ces populations, en leur apportant des maladies pour lesquelles ils ne sont pas immunisés. Les photos, prises par des appareils automatiques, permettent alors d’attester leur présence sur ces territoires sans les déranger. Elles ont également un intérêt médiatique, pour faire pression sur les décideurs politiques afin de respecter l'autodétermination des peuples.
Aujourd’hui, les principales menaces sont le réchauffement climatique, la déforestation, le narcotrafic, les pêcheurs illégaux, les orpailleurs et les missionnaires évangéliques. Seule une réelle volonté politique peut permettre la protection de ces peuples autochtones.
Avec :
- Martin Léna, chargé de plaidoyer chez Survival International
Le reportage d'un jour dans le monde :
Le reportage d'Un Jour Dans Le Monde ce soir est sur cette île qui pour la plupart d'entre nous est surtout une carte postale, l'Ile de Pâque et le mystère des Moai, ces énormes têtes sculptées réparties sur ce petit bout de caillou.
Sur l'île de Pâque, nous sommes perdus dans le pacifique à plus de 3500kms du Chili, mais cet isolement n'épargne pas l'île de la pollution plastique, des tonnes de déchets issus de la pêche industrielle mais aussi qui viennent d'Amérique du sud sont ramenés par les courants et s'échouent tous les jours sur les côtes.
L'île doit aussi gérer ses propres détritus et ceux des milliers de touristes qui viennent sur l'île chaque année, un défi de très grande taille pour ce petit territoire de 8000 habitants et 160km²,
La suite, c'est Naila Derroisné qui raconte
Naïla Derroisné
Ce soir également :
Sous les radars : Xavier Demagny
Le monde à 18h50 : Dominique André
La tech la première : Stéphane Jourdain
Le conflit syrien, les attentats, la coalition contre Daech, le jet russe abattu et les tensions avec la Turquie... où en est la politique étrangère de la Russie? Poutine maîtrise-t-il le jeu ?
Autour de Christine Ockrent, cette semaine :
Camille Grand , Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et membre du conseil consultatif pour les questions de désarmement à l'ONU.
Tatiana Kastouéva-Jean **, ** Chercheur, Responsable du Centre Russie/NEI de l'Ifri
et par téléphone
Pierre VIMONT, Senior Associate de la Fondation Carnegie Europe, ancien numéro 2 de la diplomatie européenne (il a été secrétaire général exécutif du Service européen pour l'action extérieure).
Konstantin von Eggert, politologue, il contribue à Kommersant FM, ancien éditorialiste du journal russe Izvestia daily et ancien rédacteur en chef du bureau de Moscou à la BBC
et, Vali Nasr , ancien diplomate, aujourd’hui, Doyen de l'université Johns Hopkins à Washington et Senior Fellow en Politique étrangère, à la Brookings Institution (interview pré-enregistrée à Washington, mardi 17 nov.).
Mark Malloch Brown , Ancien haut représentant des Nations Unies, aujourd’hui membre de la Chambre des Lords (interview pré-enregistréeà Londres, le 24 novembre).
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL ** Revue de la presse turque, cette semaine...
Le commentaire de l'actualité par Béatrice Delvaux, Editorialiste en chef @lesoir La lutte contre le terrorisme en Belgique, retour sur une semaine singulière
Le Soir, **Christophe Berti, ** "La semaine qui a abîmé Bruxelles", 28 nov. 2015
Une semaine déjà, depuis le 13 novembre … A Paris, à Bruxelles –placée dès ce matin en état d’alerte maximum), à Berlin, à Washington, au-delà de l’horreur et de l’émotion partagée, le retentissement des attentats de Paris est immense, et les conséquences internationales sont majeures. Sur la question des migrants d’abord . On le sait, les autorités le répètent, les assassins étaient pour la plupart des citoyens Français ou Belges et les réfugiés eux-mêmes sont les premières victimes de Daesh.
Le débat de l’opinion s’amplifie dans plusieurs pays sur les contraintes à imposer à la libre circulation dans l’espace Schengen , dont la Grèce est devenue la principale porte d’entrée. Conséquence sur les politiques de sécurité jusqu’ici chasse-gardée des souverainetés nationales. Les systèmes de renseignement et de coopération policière révèlent leurs failles. L’Europe paye aussi l’absence d’une politique sécuritaire et communautaire coordonnées.
Conséquence politique, enfin à Berlin, où Angela Merkel se refuse à parler de guerre contre le terrorisme , à Washington où la campagne présidentielle se raidit sur l’immigration, ** mais aussi de la menace terroriste ** et conséquence sur le terrain en Syrie où la partie tourne à l’avantage de Vladimir Poutine et de son protégé Assad.
Autour de Christine Ockrent :
Yves Bertoncini , directeur du think tank Notre Europe – Institut Jacques Delors- Jean-François Daguzan, Directeur Adjoint de La Fondation pour la Recherche Stratégique - depuis Berlin, Daniela Schwarzer , Directrice du programme Europe au German Marshall Fund et de son bureau berlinois.- Vali Nasr , ancien diplomate, aujourd’hui, Doyen de l'université Johns Hopkins à Washington et Senior Fellow en Politique étrangère, à la Brookings Institution (interview pré-enregistrée à Washington, mardi 17 nov.).**- ** Karine Grundberg Wolodarski, journaliste à Stockholm (interview pré-enregistrée, jeudi 19 nov.).
**> Politiques migratoires : la carte des inflexions sécuritaires depuis les attentats : ** *Cliquez ou survolez sur les pays pour obtenir des précisions concernant la crispation des politiques migratoires des Etats en rouge. Déplacez-vous dans la carte, zoomez ou dézoomez avec le bouton +/- pour obtenir des informations sur les Etats-Unis : *
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL
** **La presse russe essaie de comprendre pourquoi il a fallu plus de deux semaines aux autorités pour reconnaître que le crash de l'avion A321 au-dessus du désert de Sinaï était bien un attentat. **
Le quotidien Moskovski Komsomolets rappelle, par exemple, que ce n'est pas la première fois que Moscou est pris en défaut de transparence après un attentat. “Quand, dans la nuit du 25 août 2004, deux avions de ligne se sont écrasés, faisant 90 morts, le pouvoir voulait absolument que ce soit dû à des défaillances techniques ", rappelle le journal. "Le gouvernement et les services secrets ne voulaient pas, ou faisaient semblant de ne pas voir de traces d’un attentat " poursuit l'éditorialiste de Moskovksi Komsomolets.
De son coté, le journaliste bloggeur Oleg Kachine est encore plus direct. Sur le site d'information Slon , il explique que l'’opinion publique étant inexistante en Russie, le Kremlin ne prend même pas la peine de rendre des comptes, son pouvoir n’étant limité ni par les élections, ni par la presse, ni par l’opposition. Et donc "en tardant à choisir la version officielle ", le Kremlin poursuit avant tout des objectifs de politique extérieure.
Se pose alors la question, **comment la presse russe explique-t-elle cette reconnaissance d'un acte terroriste de la part du Kremlin, 4 jours après les attentats de Paris? **
Selon le quotidien en ligne Gazeta.ru "Les attentats presque simultanés en Russie et en France peuvent changer radicalement non seulement le cours de la guerre en Syrie, mais la politique internationale dans son ensemble ." On est donc en pleine opération diplomatique, une sorte de recomposition des alliances entre pays victimes des attentats. C'est l'analyse du quotidien Moskovski Komsolomets . Son éditorialiste, Mikhaïl Rostovski , écrit: "la Russie et l'Occident sont devenus soudains des alliés et des partenaires naturels. Non pas que nous nous aimions. Il est à craindre que sur le plan politique nous continuions à ne pas nous apprécier. Mais nous sommes désormais sur le même bateau ", conclut le journaliste russe. Une façon de saluer la proposition faite par François Hollande d'associer la Russie à la grande coalition contre Daesh, François Hollande qui se rendra à Moscou le 26 novembre.
Le commentaire de l'actualité parChappatte... "Après les attentats de Paris":** ** **Dessinateur éditorialiste pour The International New York Times ** , il contribue aussi au journal suisse** Le Temps** . Il explique qu'il a été sollicité dès le vendredi soir et que c'était difficile de dessiner tout de suite (même s'il a réalisé le dessin avec la Tour Eiffel qui explose). Il lui a fallu deux jours pour traduire l'empathie avec les événements tragiques. Il a puisé dans la mémoire collective pour trouver une image universelle de la douceur parisienne et il a pensé à la célèbre photo de Doisneau du baiser de l'Hôtel de Ville à Paris. Et à cette douceur de vivre s'oppose la violence du djihadiste qui surgit avec son arme.
Pour lui, la meilleure image, c'est la chanson de Serge Reggiani, "Les Loups sont entrés dans Paris" (Albert Vidalie sur une musique de Louis Bessières, en 1968 - chanson réinterprétée par Catherine Ringer et Patrick Bruel à la soirée de soutien de Charlie Hebdo le 11 janvier 2015) et il aimerait pouvoir la traduire en dessin ...
avec Aline Plançon , Sous-directrice d'INTERPOL chargé de la lutte contre la contrefaçon de produits médicaux et la criminalité pharmaceutique. Laurent Neyret professeur de droit à l'université de Versailles. Il a notamment publié Le crime contre l'humanité , PUF, "Que sais-je ?", 2013 et il a dirigé "Des écocrimes à l'écocide - le droit pénal au secours de l'environnement", Bruylant, 2015.
François -Xavier Lery , Chef de la Section Anti-contrefaçon – EDQM (Direction Européenne de la Qualité du Médicament & Soins de Santé)
Wilfrid Rogé, Directeur adjoint de l'Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments ( IRACM) **Pierre Lapaque, ** représentant régional de l’Agence des Nations unies contre la drogue et le crime basé au Sénégal (au téléphone depuis Dakar). et interview pré-enregistrée de Mark Suzman Président de la division Politique mondiale, plaidoyer et programmes pays, Fondation Bill et Melinda Gates.
Pour prolonger :
**- ** **La Convention MEDICRIME du Conseil de l’Europe : protéger le patient des produits médicaux contrefaits/falsifiés - une condition préalable à des soins de santé sûrs » **
Twitter de la Direction Européenne de la Qualité du Médicament & Soins de Santé.
Voir le stimulant et bon dossier de la revue Défis n°5 : "Crime pharmaceutique : une épidémie silencieuse"
De nombreux dossiers et ressources sur le site de l'IRACM dont la DÉFINITION de la falsificaton DE MEDICAMENTSet les enjeux...
**- ** Sur le site d'Interpol, de nombreuses ressources et articles dont "Illicit medicine manufacturers shut down in INTERPOL operation against pharmaceutical crime" (18 sept. 2015).
La chronique de Courrier International par Eric CHOL ** et le commentaire de l'actualité par Alison Smale , qui dirige le bureau berlinois du New York Times . Interview pré-enregistrée jeudi 12 novembre. La journaliste revient sur la question des réfugiés en Allemagne et la disparition d'Helmut Schmidt.**
Retour sur les 10 ans de pouvoir d'Angela Merkel à la tête de l'Allemagne et comme leader européen.
Autour de Christine Ockrent :
Daniela Schwarzer , Directrice du programme Europe au German Marshall Fund et de son bureau berlinois (au téléphone).- Thomas Gomart , Directeur de l'Ifri. Il vient de publier La politique étrangère française est-elle Charlie? dans la revue Etudes (novembre 2015).
- Guillaume Duval, Rédacteur en chef d'**Alternatives Economiques. ** Il a publié Made in Germany. Le modèle allemand au-delà des mythes (Seuil, 2013) et récemment **La France ne sera plus jamais une grande puissance ? Tant mieux ! ** aux éditions La Découverte (2015). - Henrik Uterwedde (en duplex depuis Stuttgart), chargé de recherche à Institut Franco-Allemand de Ludwigsburg. Il a notamment publié "Le débat allemand sur les caps de réforme", in Regards Ecomiques , 1er avril 2015.- Joachim FRITZ-VANNAHME , chef du service Europe à la Fondation Bertelsmann, à Gütersloh en Allemagne (au téléphone).
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL **
Cette semaine, **Eric Chol ** revient sur le regard critique de la presse allemande, en particulier, sur Angela Merkel. Le mythe de la chancelière protectrice est bien écorné, retour également sur quelques analyses hors Allemagne.
"Allemagne. Angela Merkel survivra, mais l’identité allemande ?", Courrier International , 30 octobre 2015.
Allemagne. Merkel, la figure protectrice de la génération réunification (Die Welt), Courrier International , 2 octobre 2015
Le commentaire de l'actualité de la semaine par Laurence Haïm, correspondante à Washington de Canal Plus et ITélé La fermeture de Guantanamo pour Obama et la bataille juridique aux Etats-Unis...
A la veille des élections législatives en Turquie dominent tensions, peur, censure .... **Erdogan ** accentue la voie autoritaire , tandis que le conflit syrien qui déstabilise toute la région et le **double jeu de la Turquie avec la question djihadiste ** pèsent dans un contexte de fiasco sécuritaire après le terrible attentat devant la gare d’Ankara, le 10 octobre dernier. Au-delà de l’impasse politique, le pays est il véritablement au bord du chaos ?
Autour de Christine Ockrent: Dorothée SCHMID , Directrice du programme « Turquie contemporaine » de l'IFRI . Elle a dirigé La Turquie au Moyent-Orient. Le retour d’une puissance régionale ? (CNRS, 2011) et le dossier [« Kurdistan(s) » pour la revue Politique Etrangère de l’IFRI, Eté 2014](http://www.ifri.org/?page=detail-contribution&id=8155 "Politique Etrangère, "Kurdistan(s)", IFRI été 2014 revue"). Elle a également publié "Turquie : le syndrome de Sèvres, ou la guerre qui n'en finit pas " dans dans Politique étrangère , "1914-2014, La Grande Guerre et le Monde de demain" vol. 79, n° 1, printemps 2014.
Marc PIERINI , Ancien ambassadeur de l’Union Européenne en Turquie, Chercheur auprès de Carnegie Endowment for International Peace et d'Open Society Foundation. Il a notamment publié Où va la Turquie ? : Carnet d'un observateur européen (Actes Sud 2013) ainsi que la récente analyse avec Sinan Ulgen, "Turkey votes, Again"
Myriam Benraad, politologue, chercheuse associée au Centre d’études et de recherches internationales ( CERI-Sciences Po ) et à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (à IREMAM-CNRS) . Elle a publié Irak, la revanche de l’histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique (Vendémiaire 2015).
au téléphone depuis Istanbul :Ahmet INSEL, Economiste et politologue, il a enseigné à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et à l'Université de Galatasaray à Istanbul. Il vient de publier La nouvelle Turquie d'Erdogan (La Découverte, 2015).
La chronique d'Eric Chol de Courrier International
**Le commentaire de l'actualité ** par **Valérie Niquet, ** Responsable du pôle Asie, Fondation pour la recherche stratégique (FRS) depuis Tokyo .
Quelques mois après l'élection présidentielle du mois de mai 2015, remportée au second tour par le candidat conservateur Andrzej Duda et **avant les élections législatives polonaises du 25 octobre 2015 ** pour renouveler les deux chambres du Parlement polonais (la Diète et le Sénat), où en est la Pologne ? Quelles relations avec l'Union Euroépenne ?
**Autour de Christine Ockrent ** :**Jean-Charles Szurek, ** sociologue, à l’Institut des Sciences sociales du Politique Université Paris Ouest, Directeur de recherche émérite au CNRS. Il a publié, La Pologne, les Juifs et le communisme (Editions Houdiard, 2010)
Georges Mink, directeur de Recherche émérite au CNRS, directeur d'études et responsable du programme d'études interdisciplinaires européennes au Collège de l'Europe à Natolin en Pologne) - au téléphone depuis Varsovie. Il a publié La Pologne au coeur de l'Europe : de 1914 à nos jours (Buchet Chastel, 22 oct. 2015)
et au téléphone depuis Prague, Jacques Rupnik , Directeur de recherche à Sciences-Po. Il a dirigé l’ouvrage Géopolitique de la démocratisation, l’Europe et ses voisinages , Paris, Presses de Sciences Po, 2014
François Bafoil , sociologue, directeur de recherche CNRS au Centre d'études et de recherches internationales (CERI). Il enseigne à Sciences Po les développements régionaux comparés en Europe et en Asie. Il a publié Capitalismes émergents : économies politiques comparées, Europe de l'Est et Asie du Sud-Est (Presses de Sciences-Po 2013).
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL
** **Le commentaire de l'actualité ** par Venance Konan, écrivain-journaliste, Directeur général de Fraternité Matin , quotidien basé à Abidjan en Côte d'Ivoire.
La situation politique et économique du Canada avant l'élection fédérale du 19 octobre 2015 afin d'élire la 42e législature du Parlement canadien, le multiculturalisme et les relations avec le voisin américain...
Autour de Christine Ockrent, **- ** Laurence Nardon , Directrice des programmes Etats-Unis et Canada de l'Ifri et maître de conférence à Sciences Po Paris, où elle enseigne sur la société civile américaine.a u téléphone depuis Ottawa - François Rocher , professeur titulaire à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa . Il a publié « Multi- et interculturalisme. Les cas canadien et québécois», ***Le Débat ** 4/2015 (n° 186)et au téléphone depuis Montréal ,Alain Gagnon , professeur titulaire au Département de science politique à l'**Université du Québec à Montréal ** et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CREQC). Il est directeur du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ).Il a dirigé La politique québécoise et canadienne : une approche pluraliste aux PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC (PUQ), en 2014.et Pierre Martin , professeur titulaire de science politique à l'Université de Montréal, spécialiste de la politique nord-américaine, et chroniqueur politique au Journal de Montréal *
La chronique de Courrier International par Eric CHOL ** Le Canada a longtemps été considéré comme un pays modéré en politique étrangère , mais au cours de ces 9 années à la tête du gouvernement, Stephen Harper a adopté une diplomatie plus offensive, ** remarque la presse canadienne. Le scrutin va-t-il changer le cap de la diplomatie canadienne.
Le commentaire de l'actualité ** par Darius Rochebin , journaliste suisse d'origine iranienne à la Radio télévision suisse (RTS), présentateur du téléjournal de 19h30 et de l’émissionPardonnez-moi où il reçoit des personnalités suisses et étrangères. Darius Rochebin revient sur la Syrie ** et il répond à une question sur les élections en Suisse
***Pour prolonger autour des élections au Canada : * ** Rémi DESCHEYER, "Les élections fédérales d'octobre 2015 au Canada : dynamiques et enjeux" , Actuelles de l'Ifri, 06/25/2015
Autour de Christine Ockrent,
**Alain Dieckhoff, ** Directeur de recherche au CNRS, il enseigne à Sciences-Po. Il a notamment publié Le conflit israélo-arabe (Armand Colin, 2007)
**Leila Shahid, ** ancienne ambassadrice de la Palestine à Bruxelles auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Grand Duché du Luxembourget.
Denis Charbit, Professeur de Sciences politiques à l’Université ouverte d'Israël (au téléphone depuis Raanana). Il a récemment publié Israël et ses paradoxes , aux éditions Le Cavalier bleu, 2015.
Frédéric Encel , Professeur de relations internationales à l'ESG Management School et Maître de conférences à Sciences-Po Paris. Il a récemment publié Géopolitique du sionisme. Stratégies d'Israël , Armand Colin, 2015.
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL **
Le commentaire de l'actualité par Sascha Lehnartz, Chef du service Etranger de Die Welt
Décryptage au lendemain de l’Assemblée Générale de l’ONU et de la cristallisation du dossier syrien, notamment autour de la montée en puissance de la Russie.
Tous contre Daech : tous contre le califat terroriste qui ensanglante le Moyen Orient et qui pousse des populations de réfugiés sur les routes de l’exil. Au lendemain de l’Assemblée Générale de l’ONU et de la cristallisation du dossier syrien, quelle est la politique de l’administration Obama (ou son absence) sur ISIS ? Que faire de Bachar al-Assad ? Quelle est la pertinence des différents scénarios de coalition contre ISIS ? Où en est la relation Obama-Poutine ? Poutine qui est passé à l’acte. Fort d’un blitzkrieg diplomatique qui l’a magistralement remis au centre du jeu, le président russe a déclenché depuis mercredi plusieurs frappes aériennes qui ne visaient pas prioritairement les places fortes de Daech, mais bien des groupes rebelles hostiles au régime syrien soutenu par Moscou et Téhéran. Quelle est la stratégie à géométrie variable avec **l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Turquie et Israël ? ** La guerre a-t-elle changé de nature ? Est-elle entrée dans un engrenage incontrôlable ?
Autour de Christine Ockrent :- Jean-Pierre Filiu professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris), après avoir enseigné à Columbia (New York) et Georgetown (Washington). Il vient de publier "Les Arabes, leur destin et le nôtre " (La Découverte) qui recevra le prix Augustin-Thierry, en clôture des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, le 11 octobre.- Dominique Moïsi, politologue, conseiller spécial de l'IFRI, Visiting professor au King's Collège de Londres.Il a notamment publié La géopolitique de l'émotion : Comment les cultures de peur, d'humiliation et d'espoir façonnent le monde (Flammarion, "Champs", nouvelle édition en 2015).Nous aurons au téléphone, au cours de notre échange :- Michael Ignatieff professeur au centre Edward R. Murrow à la Harvard Kennedy School, Centennial Chair, Carnegie, Council on Ethics and International Affairs.- Konstantin von Eggert , ancien rédacteur en chef du bureau de Moscou à la BBC, éditorialiste à Kommersant FM- Souhaïl Belhadj , politologue au Graduate Institute à Genève, spécialiste de la société syrienne. Il a notamment publié La Syrie de Bashar al-Asad. Anatomie d'un régime autoritaire. Belin, 2013
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL **
Eric Chol revient sur le travail de terrain et les enquêtes de Christoph Reuter (journaliste au Spiegel ) sur le fonctionnement de Daech et leur usage de la communication. Il explique comment les Européens sont tributaires de leurs informations - informations qu'ils n'hésitent pas à falsifier et de leur image qu'ils manipulent.
Parmi les outils de propagande, l**’Etat islamique possède son propre journal,** **Dabiq, ** disponible en kiosque et sur Internet avec des versions étrangères. La revue allemande Cicero explique que ce nom « Dabiq » désigne un village dans le nord de la Syrie, mais c’est aussi, d’après l’histoire originelle de l’Islam, le lieu où se produira l’affrontement décisif entre les musulmans et leurs ennemis. Avec cette revue Dabiq , Daech vise deux objectifs : la propagande et le recrutement. Ce n’est pas nouveau : Al Qaida avait déjà son magazine officiel, lancé en 2010. Mais il y a une différence entre les deux, note le journal allemand : « Dabiq s’inscrit dans une démarche plus globale: ses concepteurs connaissent le pouvoir des mots et des images ».
Il existe aussi un site pastiche de cette revue de Daech , un site alternatif, en langue arabe , qui promet de s’adresser à « toute la famille de fous vivant dans l’état califal daechique bien guidé . » Le **journal libanais en ligne Al Modon ** s’est intéressé à ce pastiche de Dabiq, et voilà ce qu’il en dit : « grâce à une grossièreté exquise et bienveillante, ce site permettra aux lecteurs d’échapper aux bienfaits de l’Etat islamique ».
*- * Hors-Série sur DAECH de **Courrier Internationale, ** à paraître le 7 oct.
Survolez ou cliquez sur les pays pour obtenir des informations précises sur l'implication de chaque gouvernement. Circulez dans la carte, zommez et dézoomez avec le bouton +/-. Retrouvez toutes les informations dans l'article consacré à ce sujet.
**Le **commentaire de l'actualité de la semaine par ** Andrés Ortega, ** ancien éditorialiste à El Pais, Senior Research Fellow à l'Institut Real Elcano et Directeur de l’Observatoire des Idées (Observatorio de las Ideas).
Avec
Bernard Miyet, ancien Secrétaire général-adjoint chargé du Département des opérations de maintien de la paix à l’ONU (1997-2000), Président de l’Association française pour les Nations unies (AFNU) et de Valarda Consulting
Pierre Grosser, Professeur agrégé et docteur en histoire, il enseigne l'histoire des relations internationales et les enjeux mondiaux contemporains à Sciences Po. Il a notamment publié Traiter avec le diable ? Les vrais enjeux de la diplomatie au XXIe siècle . Odile Jacob, 2013 (Prix de la Revue des Deux Mondes 2014), 1989, l’année où le monde a basculé, ** Perrin, 2009(Prix des Ambassadeurs 2010), participation à Alya Aglan et Robert Frank (dir.) La guerre – Monde, 1937 – 1947, Paris, Gallimard/Folio, 2015, L’avenir de la diplomatie, Carnets des dialogues du matin, ** Fondation Diderot, printemps 2015, 35p
Manuel Lafont Rapnouil, Directeur du bureau de Paris du European Council on Foreign Relations. Parmi ses publications, L'union des démocraties : un semblant de multilatéralisme sans légitimité ? , Esprit 2008/8 (Août/septembre)
Jean Rossiaud, Docteur en sociologie politique, Université de Genève, juriste et Co-Directeur du Forum démocratique mondial à Genève. Membre de la Coordination mondiale des Partis verts / GLOBAL GREENS coordination (pour les Verts européens). Parmi ses publications, Qui gouverne le monde ? Mouvement social et gouvernance mondiale ** Pour un mouvement démocratique cosmopolitaire : Jean Rossiaud, 31 janvier 201, Dictionnario del Poder Mundial, Equipe FnGM, 2014, **Dictionnaire de la Gouvernance mondiale, ** Equipe FnGM, Nuvis, 2015
Thierry Vircoulon , Directeur du projet Afrique centrale pour International Crisis Group, membre d’un groupe d’experts de l’OCDE sur la construction étatique et la consolidation de la paix, chercheur associé à l'IFRI.
Le dernier rapport d'International Crisis Group sur la « Centrafrique : les racines de la violence » vient d’être mis en ligne (N°230 21 Sep 2015)
**La chronique de Courrier International ** , Eric CHOL
Pour prolonger voir l'excellent dossier du Guardian sur l'ONU dans l'actualité des 70 ans, cette semaine
L’actualité commentée par …. Jaroslaw Kurski, vice-rédacteur en chef de "Gazeta Wyborcza. 16 opérations de maintien de la paix sont actuellement en cours ** (en violet dans la carte). Survolez ou cliquez sur les pays pour obtenir des informations précises sur chacune des missions. Les 53 autres missions terminées (parfois plusieurs concernant un seul pays : 4 en Haïti et en Angola, 3 en Croatie et au Timor oriental...) sont représentées en orange. Découvrez le dossier "ONU : 70 ans de maintien de la paix ?" pour en savoir en plus.
Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman. Sur le site de la Fondation et votre page, vos contributions régulières. Rappelons aussi L'état de l'Union : rapport Schuman 2014 sur l'Europe (Edition Ligne de Repères)
Marc LAZAR, Professeur d'histoire et de sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss de Rome. Il a notamment dirigé, **L'Italie contemporaine : de 1945 à nos jours ** (Fayard, 2009)
Elias Nikolakopoulos Professeur à l'université d'Athenes
Georges Sefertzis , politologue, directeur generale d' une agence des conseillers en communication politique.
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL **
**Le commentaire de l'actualité de la semaine : ** Kamel Daoud , journaliste au Quotidien d’Oran. Il est aussi l’auteur de Meursault, Contre- enquête (Actes Sud, 2014 et A vue d’œil 2015)
**Pour prolonger auour de la politique en Grèce ** :
Voir les articles d'Adea Guillot, coorespondante à Athènes pour Le Monde, Arte, Le Soir
Dimitrakopoulos Michail, « Syriza et « Le destin de la Grèce moderne ». », Esprit 3/2015 (Mars-avril) , p. 198-201
A la suite de l'accord sur le nucléaire, où en est-on des relations entre l'Iran et l'Occident ?
Autour de Christine Ockrent, cette semaine : - Camille Grand Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, - Clément Therme enseignant à Sciences po et membre du Centre d’analyse et d’intervention sociologique de l’EHESS, et ancien chercheur à l’Institut français de recherches en Iran- Ezra Suleiman , Professeur de Science Politique à l'université de Princeton.et en interview pré-enregistrée depuis Georgetown,- Ariane Tabatabai, visiting assistant professor of Security Studies at the Georgetown Edmund A. Walsh School of Foreign Service, NATO Consultant; chroniqueuse pour le Bulletin of the Atomic Scientists.
**Pour prolonger ** :
- Autour des contributions de Clément Therme :https://www.youtube.com/watch?v=VLM4s_grfKg https://lectures.revues.org/11270 http://www.iranicaonline.org/articles/russia-iii-iranian-relations-post-soviet http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=12&no=42868
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL **
A venir début octobre un Hors-Série, "Daech, menace planétaire"
**Le commentaire sur l'actualité de la semaine ** Aujourd'hui Christiane Amanpour, ** Correspondante en chef sur les questions internationales pour CNN à Londres. ** Elle également une émission en français sur CNN.
Elle revient aujourd'hui sur la question des réfugiés.
**Avec ** **Yves Bertoncini , directeur du think tank Notre Europe – Institut Jacques Delors **
Daniela Schwarzer , Directrice du programme Europe au German Marshall Fund et de son bureau berlinois (au téléphone, depuis Vienn e )
Ferruccio Pastore Directeur du FIERI (International and European Forum for Migration Research) et chercheur associé au LAB-MIG-GOV (Labour Migration Governance in contemporary Europe), au téléphone, depuis Turin.
Mark LEONARD , co-fondateur et Directeur du European Council on Foreign Relations (au téléphone, depuis Londres)
- et depuis Bruxelles, François Gemenne , Chercheur en science politique à l'université de Liège (CEDEM) et chercheur associé au CERI, il est également directeur du projet « Politiques de la terre à l’épreuve de l’anthropocène » au Médialab de Sciences Po.
***Circulez dans la carte avec la souris, zoomez avec le bouton +/-, et cliquez pour obtenir des informations précises sur chaque pays et chaque route (part de demandeurs d'asile dans la population globale, provenances principales des migrants...). Plus d'informations dans notre dossier consacré aux migrants et aux réfugiés. * **
**La chronique de Courrier International par Eric CHOL ** L’ensemble des Balkans, touché par la vague migratoire, fait réagir la presse locale :
L'Europe sans frontière est morte en Hongrie , Source Jutarnji List (Quotidien Hongrois) http://www.courrierinternational.com/article/immigration-leurope-sans-frontieres-est-morte-en-hongrieDébordée la Macédoine laisse entrer les migrants, Source: Politika (journal serbe)
Critique du mot "migrants"
"Ne les appelez plus migrants"Source: Al Jazira Le coup de gueule d'un chroniqueur d'Al Jazira (version anglaise) sur ce terme générique, pas adapté, selon lui, pour décrire les horreurs de ceux qui fuient la guerre http://www.courrierinternational.com/article/europe-ne-les-appelez-plus-des-migrants
Pour prolonger : Marc Pierini et Jonathan Hackenbroich ont publié une riche synthèse géopolitique sur la question et la crise des réfugiés syriens (avec des focus par pays et les enjeux internationaux sur le long terme) en anglais, A Bolder EU Strategy for Syrian Refugees, 15 juil. 2015, Carnegie Europe.
Yves Bertoncini, "Plus de solidarité européenne face aux crises migratoires", 30 avril 2015, Notre Europe
**Sur France Culture :Cultures Monde ** de Florian Delorme, Des migrations à l'exode (3/4) - Nations-Unies: les impasses de la pacification (2 sept. 2015)
Plus d'informations et des cartes dans le dossier de la rédaction en 3 volets qui s'ouvre par "Migrants, réfugiés, demandeurs d'asile en Europe 1/3 : les chiffres et les mots"
Retour sur 100 ans de vagues de réfugiés en Europe http://www.franceculture.fr/2015-09-04-migrants-refugies-demandeurs-d-asile-en-europe-33-un-afflux-
Dans Le Monde : L’hommage à Aylan Kurdi en dessins
Pour aider :
http://aiderlesrefugies.fr/
