Ce grand roman-destin retrace un demi-siècle d'histoire de l'Union soviétique et de la France à travers l'intense aventure humaine de Lucien Baert, jeune communiste français "prisonnier du rêve écarlate". Arrivé à Moscou en 1939 pour découvrir la promesse d'un paradis sur terre, il connaîtra l'envers du décor : l'extrême cruauté du régime, les tortures dans les camps du Goulag, la sauvagerie de la guerre. Mais aussi la communion des âmes meurtries et l'amour d'une femme, Daria, avec qui il saura reconstruire leurs vies brisées. Près de trois décennies plus tard, Lucien parvient à traverser le rideau de fer pour tenter de retrouver les siens. Mais ce revenant du grand Nord ne reconnait plus sa patrie. Comment pourrait-t-il se fondre dans le confort d'une "société d'estomacs heureux" et prendre au sérieux la révolution d'opérette de 1968 ? Lui faudra-t-il se renier, en effaçant son passé ? Ou bien tenter l'impensable retour à Tourok pour reconquérir son rêve de fraternité et son amour perdu ? Un puissant roman sur la barbarie stalinienne et le rejet de l'hypocrisie occidentale, où s' exprime la foi dans une humanité digne de ce nom.
Au Mexique, Netcha et son amie espagnole Maga tentent de rejoindre La Realidad, un village du Chiapas où se trouverait Sub, alias le sous-commandant Marcos, un mystérieux leader zapatiste. Netcha souhaiterait faire connaissance avec des Indiens, mais en tant que représentante du peuple des colonisateurs dont elle est issue, elle est effrayée par cette rencontre. Un récit autobiographique.
Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia et Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aïcha ou leur tante Selma, elles cherchent à être libres chacune à sa façon, dans l'exil ou dans la solitude. Il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Leïla Slimani achève ici de façon splendide la trilogie du Pays des autres, fresque familiale emportée par une poésie vigoureuse et un souffle d'une grande puissance.
La narratrice fait le portrait de sa grand-mère, qui l'a élevée, une femme humble entièrement dévouée à sa famille. S'adressant à elle, elle retrace, dans le Vietnam des années 1970, pauvre et troublé par les guerres, le terrible chemin qui l'a menée jusqu'en France, où, ne parlant pas le français, elle a été peu à peu mise à l'écart pas les siens.