Ce journal commence avec le récit des funérailles de Victor Hugo et s'achève en juillet 1886 quand la phtisie emporte leur auteur en pleine jeunesse. Née en 1859, dans la plus ancienne famille de la noblesse de Bigorre, Constance de Castelbajac a épousé, en 1878, Henri, 8e marquis de Breteuil (1848-1916), député monarchiste dans les Hautes-Pyrénées et l'une des personnalités les plus en vue du Tout-Paris à la Belle Époque. Retraçant une longue année de l'histoire de la Troisième République, cette chronique rédigée " à chaud " dépasse l'horizon des frontières nationales. Observateur privilégié de la cette haute société, dont les noms peuplent Le Côté de Guermantes, elle-même reçue dans le cercle étroit des familles royales, Constance de Castelbajac présente un tableau de l'Europe aristocratique du dernier tiers du XIXè siècle. La vivacité du style et l'acuité du regard confèrent au journal son intérêt historique, sociologique et littéraire. Publié pour la première fois, il prend place parmi les témoignages, rares et irremplaçables, qu'ont laissés les plumes féminines du XIXè siècle.