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Quoi qu’il fasse, Joann Sfar arrête rarement de dessiner. Véritable star de la « nouvelle bande-dessinée », il a publié plus de 150 albums à ce jour, dont la célèbre série Le Chat du Rabbin, adaptée à l’écran. Parmi ses multiples créations, on trouve un rabbin débonnaire, une sémillante chanteuse yiddish, un vampire fan de musique klezmer, et Imhotep, le chat du rabbin, doué de parole, inquisiteur et sensuel, alter ego de l’artiste, qui pose son regard sceptique et pénétrant sur le monde qui l’entoure.
Des personnages haut en couleur, bien souvent inspirés de ses aïeux, des Juifs originaires d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est.
C'est une occasion unique : Mathieu Amalric a accompagné Joann Sfar dans quelques-uns des lieux où il croque ses personnages - devant la cage de l'orang-outan Nénette au Jardin des Plantes, au marché aux poissons de Rungis, dans une salle de dissection de la faculté de médecine, au restaurant, dans un bar de nuit... Sans jamais cesser de dessiner, Sfar parle de sa pratique, de la nécessité du dessin d'après nature, de sa frustration de ne jamais parvenir à saisir ce qu'il voit réellement et de la manière dont cette frustration nourrit son imaginaire.
Des séquences entrecoupées par la lecture de morceaux (très bien) choisis des Carnets, sorte de journal intime du dessinateur, publié par L'Association.
Guy et Jamie, deux septuagénaires, divorcent après 50 ans de mariage. Guy a pour nouvelle compagne la très jolie Julia, 35 ans, qui souhaite vivre avec lui. Mais Guy, sportif et dynamique, est réticent, trop heureux d'avoir recouvré une totale liberté. Trois ans après son divorce, une attaque cérébrale conduit Guy à l'hôpital. C'est alors qu'il découvre, incrédule et troublé, que la jolie coiffeuse que convoitent tous les papis du service n'est autre que sa femme, Jamie, complètement métamorphosée ! Mais Guy s'accroche et le miracle de la seconde chance a finalement lieu…
L'An 2008 met en scène une collection d'archétypes de la mondialisation : le consommateur insouciant, la sociale dumper chinoise, le défricheur amazonien, le voleur de plaques d'égouts, la tuvaluane inondée, le surendetté américain, le trader inconséquent, la veuve écossaise, etc. Tous ces personnages, à la fois dérisoires et emblématiques, vont s'interpeller mutuellement, s'accuser des maux qu'ils subissent et s'excuser pour les dommages qu'ils provoquent.Des bureaux de La City aux usines du Guangdong, des marchés de Lagos aux villas de Beverly Hills, ce chassé-croisé picaresque va peu à peu dessiner la folle escalade de l'économie mondialisée.
Le nouvel "État français" naît le 10 juillet 1940 à Vichy, dans le théâtre du Grand Casino. En quelques jours, l'hôtel du Parc, le Majestic, le Portugal, établissements de luxe typiques du Vichy d'avant-guerre, deviennent le siège d'un régime auquel la petite ville d'eau va donner son nom. Les modalités de la collaboration avec le régime nazi ont été fixées dès le mois de juin. Les hôtels deviennent ministères et résidences parlementaires, avant que la Gestapo et son auxiliaire, la Milice, n'aménagent leurs cachots au Portugal et au Petit Casino.Sur place, les réalisateurs ont retrouvé des hommes et des femmes qui, dans leur jeunesse, ont pu regarder vivre ce petit monde poisseux de la "Révolution nationale". Deux de ces témoins, parce que juifs, y vécurent comme des proscrits ; l'un s'engagea dans la résistance, l'autre figura parmi les avocats de Laval à son procès, une cinquième était la fille d'un parlementaire du régime. À travers leur parole, c'est l'histoire de la collaboration et de la résistance qui s'écrit, avec ses ambiguïtés et ses engagements.
Promenades, saluts, embrassades d'enfants joufflus… Pétain demeure dans la mémoire de nombreux Vichyssois comme un père et ce documentaire révèle la force insoupçonnée de son mythe dans les mémoires françaises. Se rappeler Vichy, c'est mélanger rêves, cauchemars et réalité, à la manière dont L'année dernière à Marienbad, d'Alain Resnais, fait perdre pied dans les eaux troubles de la mémoire. Avec ce passé qui semble nous attendre dans les allées paisibles de la ville, Bertrand de Solliers fait surgir le malaise palpable suscité par l'époque.
Le Caire, de nos jours. Youssef, la trentaine, est fasciné par l'Aquarium, le lieu de rendez-vous des jeunes amants cairotes. Médecin anesthésiste dans une clinique privée, il exerce dans les beaux quartiers mais pratique secrètement des avortements dans un autre quartier, pauvre et déshérité. A la clinique, juste avant qu'ils ne s'endorment, il écoute les délires de ses patients. Il peut ainsi, s'approprier des pans d'émotions dont son choix de vie solitaire le prive. Laïla, la trentaine elle aussi, lui ressemble beaucoup. Elle anime une émission de radio de nuit, "Le Monde intérieur", où elle recueille les confidences d'hommes et de femmes anonymes qu'elle conseille dans des moments de crises familiales ou amoureuses. Elle vit encore chez sa mère, et n'arrive pas à s'émanciper. A l'image de Youssef, la jeune femme vit sa vie par procuration. Chacun à sa manière, le père malade de Youssef et la mère de Laïla tentent de renvoyer leurs enfants à l'inconsistance de leurs vies, en pointant leurs contradictions...
Selon les classifications naturalistes, il existe un véritable abîme entre le monde animal et le monde végétal. Pourtant, sur les traces de Charles Darwin, des biologistes réputés sont en train de montrer que l'intelligence des plantes est peut-être une réalité. Les plantes mettent en oeuvre des stratégies sophistiquées pour vivre leur sexualité, mais aussi pour voyager. Elles éprouveraient des sensations. Elles auraient même de la mémoire. Jacques Mitsch met en scène avec humour la vraie vie des plantes pour nous révéler leurs talents cachés, sans jamais se départir de sa rigueur scientifique. Nous entraînant aux frontières mouvantes qui séparent les règnes animal et végétal, il nous tend au passage un miroir drolatique et passionnant.
Si les pays du Nord disposent de traitements efficaces contre le sida, la majorité des malades résident dans ceux du Sud.
Avec 5,7 millions de séropositifs recensés en 2006, l'Inde a le triste privilège d'être le pays le plus touché. Depuis quatre ans, le sous-continent est parti en guerre contre le VIH. Le ministre de la Santé Anbumani Ramadoss a rompu avec la tradition qui consistait à maquiller les chiffres du sida.Il y a un an, la Haute Cour de justice de Delhi décidait aussi de dépénaliser l'homosexualité.
Pour mesurer l'ampleur de cette révolution, les réalisateurs ont rencontré des Indiens qui vivent avec le sida, et affrontent la stigmatisation dans un pays ultraconservateur. Le film explique aussi les enjeux d'un combat qui s'étend au-delà de l'Inde. Car si la pandémie reculait dans ce pays moteur, elle pourrait régresser ailleurs. Pharmacie des pays pauvres, l'Inde fabrique la majorité des versions génériques des trithérapies. Une riposte aux prix prohibitifs des laboratoires pharmaceutiques occidentaux, inaccessibles aux pays du Sud.
Il y a l'Amérique qu'on connaît bien et puis, il y a l'autre versant : celui des penseurs, des philanthropes, des excentriques, des artistes underground et des migrants.
C'est à la poursuite de cette Amérique-là qu'Ariel Wizman s'est lancé, dans un périple qui l'a mené de New York à San Francisco, via Miami, l'Arizona, Las Vegas et Los Angeles. Dans ce film au rythme nerveux, penseurs (comme le professeur noir Cornel West), journalistes et artistes engagés (le danseur Tommy the clown en tête) font montre d'une étonnante aptitude à l'autocritique, dénonçant sans relâche les dérives qui minent leur pays : désinformation, immaturité...
Animée d'une formidable volonté de rédemption, cette "autre Amérique" ne manque pas d'imagination pour proposer des alternatives. Des médias contestataires - par exemple le collectif Vice qui a emmené un groupe de trisomiques aux conventions démocrates et républicaines pour confronter les hommes politiques à de vraies questions - au club de strip-tease autogéré, en passant par le monde artistique et associatif, un bouillonnant laboratoire du vivre autrement s'élabore outre-Atlantique.
Une autopsie du drame en forme de fiction, qui dénonce le mensonge d'État et explore avec acuité la crise des banlieues. Le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-bois, trois jeunes garçons affolés parce que poursuivis par la police, trouvent refuge dans un transformateur électrique EDF. Deux d'entre eux, Bouna 15 ans et Zyed 17 ans, vont mourir électrocutés, le troisième, Muhittin, va miraculeusement survivre à ses brûlures. Que s'est-il réellement passé ? Le film interroge ces événements et propose par le biais de la fiction une réflexion sur l'exercice du pouvoir et le fossé qui se creuse entre les jeunes de banlieue et le politique.
Un jeune employé happé par le jeu va tenter sa chance dans les casinos de la Côte d'Azur. À Nice, il tombe amoureux de Jackie, une femme dévorée par la même passion. Ils associent leurs destinées de palace en garni minable, au hasard de leurs veines et de leurs déveines, jusqu'au jour où Jean, épuisé, supplie Jackie de changer de vie. Champagne pour Jeanne. "La baie des anges" est un hymne cinématographique à "la" Moreau, "plus que femme fatale", résume son biographe Jean-Claude Moireau à propos du film. Droguée superbe accrochée au geste d'un croupier comme à un oracle, blonde platine tapageuse avec boas et décolletés, nimbée dans un nuage de champagne et de cigarettes, elle est éblouissante.
Un riche psychiatre afro-américain est envoyé dans une prison fédérale après avoir été reconnu coupable du meurtre de sa femme, puis envoyé à l'isolement – victime de racisme systémique. Isolé et faisant appel, il sombre lentement dans la folie, poussé à bout par une gardienne acharnée, faisant usage de sa propre justice. Hanté par des démons internes et sa femme décédée, il remet en question sa propre innocence et sa raison...
De retour dans la cité où il a grandi, un militaire accepte de reprendre les rênes de l’auto-école de son père, gravement malade. Avec sa mosaïque de destinées entravées, ce feel good movie balaie avec générosité les clichés sur la banlieue.
Quinze ans déjà que Pierre, maître principal dans la Marine nationale, a largué les amarres de la cité du nord de la France où il a grandi. Après des années de silence, il fait sur la pointe des pieds son retour entre les tours après avoir appris que son père, avec lequel il a coupé les ponts, est hospitalisé. Pour épauler Félix, le seul employé de l’auto-école paternelle, il accepte d’assurer un temps l’intérim auprès des candidats au permis de conduire. Mais entre les valeurs et les principes défendus bec et ongles par ce militaire de carrière et la débrouille, le dilettantisme, la pesanteur des rigueurs religieuses et la petite criminalité à l’œuvre chez les habitants de ces grands ensembles, le fossé semble difficile à combler…
Prendre le volant
Divorcé et père d’un ado qu’il n’a pas vu depuis des années, Pierre (Alban Lenoir) s’accroche à ses convictions. Il se tient en voiture comme dans sa vie : rivé sur le siège passager. Taciturne et rigide, le militaire veut remettre au pas Félix (Olivier Saladin), le salarié brouillon de son père (André Wilms), et mener à la baguette ceux qui se succèdent à ses leçons de conduite. Derrière le volant prennent place Mata, une perspicace jeune femme, Nasser (Riadh Belaïche), volubile organisateur de concerts de rap, Yaguël, vieille dame appelée à conduire jusqu’au bled la voiture familiale. Il y a aussi le bouillonnant Rachid, qui trempe dans des deals peu orthodoxes, et surtout Yasmina (Naïlia Harzoune), une jolie mère de famille en mal d’amour. Dans le huis clos de l’habitacle, les langues se délient, les trajectoires et les secrets se révèlent... Pierre, petit à petit, s’ouvre à ceux-là mêmes qu’il avait tant cherché à fuir. Avec tendresse, Arnaud Bédouet réunit un petit monde en mosaïque, contraint de livrer bataille pour prendre la main sur son destin. Se jouant des clichés attachés à la banlieue, le réalisateur orchestre avec brio la générosité des modestes, l’énergie des jeunes issus de l’immigration et leurs rêves d’un monde meilleur. Un feel good movie à la chaleur humaine contagieuse.
En février 2021, le rover Perseverance de la Nasa s’est posé sur Mars pour y découvrir des traces de vie passée. Le récit immersif d’une ambitieuse aventure spatiale.
Y a-t-il eu de la vie sur Mars ? Telle est la question à laquelle doit répondre l’astromobile Perseverance, lancé le 30 juillet 2020 par le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, dans le cadre de la mission Mars 2020. Après un voyage de près de 500 millions de kilomètres, l’engin s’est posé le 18 février dernier dans le cratère rocheux Jezero, un delta de rivière asséché sur la planète rouge. Il doit maintenant forer des roches martiennes à la recherche de fossiles de micro-organismes qui, conjointement aux traces d’eau déjà découvertes par le rover Curiosity en 2012, prouveraient l’existence, par le passé, de la vie sur la planète. Un véritable défi technologique pour les scientifiques qui travaillent sur cette mission depuis le début des années 2010. Il leur faudra encore s’armer de patience jusqu’à l’obtention de premières informations importantes : même si des analyses sont menées sur place par le robot, l’objectif est de les approfondir sur Terre, en ramenant les échantillons à l’aide de sondes spatiales en 2031. Une entreprise périlleuse, qui, si elle réussit, fera date : ce serait la première fois que l’on apporterait des fragments de Mars sur notre planète bleue.
Ambitieux projet
Plongeant dans les coulisses de l’élaboration de la mission Mars 2020, ce documentaire filme l’équipe d’ingénieurs au cours des étapes cruciales de l’ambitieux projet, en partie perturbé par l’épidémie de Covid-19 : repérages de roches semblables sur Terre, travail sur une réplique du rover, lancement et atterrissage de Perseverance… Avec beaucoup de pédagogie, il s’attache également à décrire les différents objectifs du voyage – car en plus de rechercher des traces de vie passée, Perseverance testera une technologie conçue pour produire de l'oxygène à partir de l'atmosphère martienne et potentiellement permettre aux humains de respirer sur place, lors de futures expéditions...
Edna, une riche bourgeoise, descend d’un train et s’aperçoit que son ivrogne de mari n’est pas là pour l’accueillir. Au même moment, Charlot, un vagabond rêveur ressemblant trait pour trait au mari se trouve quelques wagons plus loin. Edna et Charlot se retrouvent par hasard sur un terrain de golf et la jeune femme tombe sous le charme de celui qu’elle prend pour son mari, soudain sobre et gentleman. Le soir, tous trois se retrouvent à une soirée déguisée où les invités prennent Charlot pour l’époux d’Edna tandis que le véritable conjoint a la tête coincée dans un masque de fer.
À partir de 6 ans
Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence...