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Le livre : Jadis, Kathy, Ruth et Tommy ont étéélèves à Hailsham, une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur. Ils ont étééduqués dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, et que leur bien-être personnel était essentiel à leur épanouissement, ainsi qu’à la société dont ils feraient partie un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis dans ce lieu si particulier ? Des années plus tard, Kathy s’autorise enfin à explorer les tréfonds de sa mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d’une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kathy, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leur vie d’adultes.
L’auteur : Kazuo Ishiguro, néà Nagasaki, est arrivé en Grande-Bretagne à l’âge de cinq ans. Décrit par le New York Times comme « un génie original et remarquable », il est l’auteur de sept romans : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award), Les Vestiges du jour (Booker Prize), L’Inconsolé, Quand nous étions orphelins, Auprès de moi toujours, Le Géant enfoui et un recueil de nouvelles : Nocturnes. Tous ses ouvrages sont traduits dans plus de quarante langues. En 1995, Kazuo Ishiguro a été décoré de l’Ordre de l’Empire britannique pour services rendus à la littérature et, en 1998, la France l’a fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Deux de ses livres ont été adaptés au cinéma : Les Vestiges du jour, avec Emma Thompson et Anthony Hopkins, et, plus récemment, Auprès de moi toujours, avec Carey Mulligan et Keira Knightley. Les droits cinématographiques de son dernier roman, Le Géant enfoui, ont été vendus à Hollywood. Kazuo Ishiguro vit à Londres avec son épouse.
Des steppes arides au coeur de Manhattan, du Canada à l'Australie, Manook fait souffler sur le polar un vent plus noir et plus sauvage que jamais.
Ah, au fait : il a aussi racheté Twitter.
Durant son enfance en Afrique du Sud, Elon Musk est la cible des violences de ses camarades. Un jour, une bande le pousse du haut d’une volée de marches et le roue de coups, réduisant son visage à une masse de chair boursouflée. Il passe une semaine à l’hôpital. Mais les blessures physiques sont peu de choses face aux balafres émotionnelles que lui inflige son père, ingénieur véreux et rêveur charismatique. À son retour, ce dernier le traite d’idiot et de bon à rien.
L’ombre portée de son père pèsera longtemps sur lui. Musk est devenu un homme-enfant coriace mais vulnérable doté d’une tolérance anormalement élevée au risque, d’un goût brûlant pour le scandale, d’un instinct messianique grandiose et d’une ardeur impitoyable quand elle n’est pas funeste.
Début 2022 – à la suite d’une année marquée par le lancement de 31 satellites par SpaceX, la vente d’un million de Tesla et sa consécration en tant qu’homme le plus riche de la planète –, Musk déplore sa tendance à semer la zizanie. Dans le même temps, il achète des parts de Twitter en secret et devient le propriétaire du terrain de jeu le plus convoité du monde – sa revanche contre les violences subies à l’école.
Pendant deux ans, Isaacson a marché dans les pas de Musk, suivi ses réunions, parcouru ses usines avec lui ; il l’a interviewé pendant des heures, ainsi que sa famille, ses amis, ses collègues et ses adversaires. En résulte un ouvrage révélateur, émaillé de récits fabuleux où alternent cataclysmes et triomphes, et qui pose la question suivante : les démons qui aiguillonnent Musk sont-ils aussi le moteur du progrès ?
Après avoir été au service des autres en tant que femme de ménage, Millie s’est enfin construit une vie à elle. Elle vient même d’emménager dans une belle maison, dans une petite impasse chic et tranquille, avec son mari et ses deux enfants.
Mais son rêve d’une vie paisible est rapidement terni par la rencontre de ses voisins. Il y a Suzette, bien trop snob et aguicheuse, son insipide mari, mais surtout leur terrifiante femme de ménage au regard perçant et au comportement plus que suspect.
Les craintes de Millie montent d’un cran lorsque des bruits étranges se font entendre la nuit dans sa propre maison. Pire : elle éprouve un étrange malaise et se sent épiée. C’est certain, quelque chose ne tourne pas rond dans cette rue si tranquille. Mais est-elle prête à en découvrir les secrets ? Et surtout, le temps de comprendre ce qui ne va pas, tout peut arriver…
Une échappée belle de Paris à Prague, d’un studio de radio à des ruelles hostiles, d’un cachot glacé à une académie de billard, d’une école de bonnes sœurs aux bureaux obscurs de la République.
Chacun des Pelletier, à son heure, devra choisir entre son intérêt et son devoir, et pour certains entre la raison du cœur et la raison d’État.
Un dilemme parfois déchirant, sauf pour le chat Joseph, qui lui a choisi depuis longtemps.
Passionnant, intense, bouleversant. Un grand roman de Pierre Lemaitre.
Après Les Ailes collées (Prix Maison de la presse 2022), Sophie de Baere poursuit son exploration de l’intime et nous offre une plongée saisissante dans la France rurale, de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 60. Des amours empêchées aux maisons maternelles pour « filles-mères », l’auteure ranime avec sa plume sensible une époque où les femmes avaient bien peu de droits mais ne manquaient ni de passion, ni de révolte.
À la tête de l’unité des Affaires non résolues, Renée Ballard retrouve la trace, grâce à l’ADN, d’un violeur en série qui a terrorisé Los Angeles deux décennies plus tôt avant de disparaître. Mais très vite, elle va se heurter à des secrets et à des obstacles juridiques qui la forcent à demander son aide à Harry Bosch.
Et cette fois, elle pourra compter sur une autre alliée : Maddie, la fille de Harry, qui rejoint l’unité et dévoile des documents surprenants concernant l’affaire la plus emblématique du siècle dernier, celle du Dahlia noir.
Alors que la première enquête devient dangereuse, Ballard, Harry et Maddie ne seront pas de trop pour retrouver des criminels que les familles des victimes attendent depuis longtemps déjà de voir arrêtés.
Le cadre historique de ce premier volume va des Cent jours du « Vol de l’aigle » (le retour de Napoléon en 1815) à la veille de la Révolution de 1848 en passant par les Trois glorieuses.
« Je m’en vais, Monsieur, et vous venez » dit Chateaubriand à Hugo, marquant la bascule vers le romantisme triomphant au terme de batailles homériques qui scandent cette vaste fresque dont les querelles esthétiques redoublent les révolutions politiques.
Dumas, Hugo, Balzac, Marie d’Agoult, Lamartine, Musset, Sainte-Beuve, Vigny, Mérimée, Nerval, George Sand, Théophile Gautier, Chateaubriand, Marceline Desbordes, Baudelaire, Delphine Gay pour la plume ; Beethoven, Berlioz, Liszt, Chopin, Marie Pleyel pour la musique ; Gericault, Delacroix, Ingres pour le pinceau ; Mlle Mars, Marie Dorval, Juliette Drouet pour la scène : autant de personnages de chair et de sang dont nous partageons les combats, les engagements, les amitiés, les amours passionnées, les coucheries d’un soir (« J’ai eu Mérimée cette nuit, ce n’était pas grand-chose » dit George Sand…), les querelles, les brouilles et les réconciliations, le génie et les bassesses.
Et voici que tous ces artistes qui sont devenus pour nous des « classiques » quittent la poussière des étagères et des bancs d’école pour s’ébrouer au grand vent de l’Histoire, dans un tourbillon palpitant où ils inventent à la fois la presse moderne, la littérature moderne et les lieux de la sociabilité littéraire (salons, etc).
À travers l’épopée d’une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d’amour d’un jeune couple emporté dans le torrent de l’histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d’une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques.
Dans ce monde où la raison financière l’emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?
De l’espérance en la joie céleste à la joie de vivre ici et maintenant, de la Bible à Zola en passant par Chateaubriand, c’est à un étonnant voyage au cœur d’un sentiment essentiel que nous invite ce nouvel ouvrage d’Alain Corbin, après les grands succès que furent Histoire du repos et Histoire du silence.
Alain Corbin est historien. Il a publié de nombreux ouvrages traduits dans une multitude de pays.
Pourtant, l’année dernière, l’école a été secouée par un scandale. Un professeur a été licencié parce qu’il aurait eu une liaison avec Addie, une élève. Et cette année, cette élève se retrouve dans la classe d’Eve et dans celle de son charmant mari.
Comme tout le monde, Eve sait que l’on ne peut pas faire confiance à la jeune fille, une menteuse invétérée qui fait du mal autour d’elle. Et quand la prof commence à comprendre qui est véritablement Addie et ce qu’elle cherche à cacher, il est déjà trop tard…
On demande toujours de répéter, alors qu’en fait on a très bien entendu.
Quelque part dans notre crâne, un globule blanc se lève et pète du coude la vitre à ne casser qu’en cas d’urgence, celle qu’on pensait ne jamais avoir à briser : on sait qu’on devrait déclencher un protocole spécial pour accueillir la nouvelle, sauf que personne n’a été briefé, les stagiaires sont incapables, en plus on est samedi soir les bureaux sont déserts, y’a bien les anciens qui sauraient quoi faire, les vieux neurones du fond là, paniqués en permanence, ils nous ont dit qu’un jour ça pouvait arriver mais on les écoute plus ils radotent tellement, et maintenant qu’on a besoin d’eux putain ils sont où ?
Et aussi simplement que ça, une nuit comme les autres devient un Début. »
Histoire du passage à l’âge adulte, histoire d’émotions contraires, Les Vivants est un premier roman à la sincérité désarmante où le drame et la comédie nous illuminent à chaque page.
À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.
Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.
Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienne à se dissoudre.
Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.
Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit « Libération » en septembre 1973.
Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée…
La nostalgie des premières amours pourrait être joyeuse si l’on ne pressentait pas, dès les premières pages du roman, l’avènement d’un drame familial. Celui-ci va se superposer au massacre perpétré par l’organisation terroriste Septembre noir, interrompant brutalement les Jeux olympiques de Munich que Gigio suivait avec une obsession encore enfantine. La « férocité du monde » frappera immanquablement le jeune garçon et ses proches, marquant ainsi la fin de son innocence.
Avec Septembre noir, le grand écrivain Sandro Veronesi démontre à nouveau la puissance narrative de sa plume, cette fois au service d’une tragédie au dénouement saisissant. Il signe là un roman plein de tendresse sur le pouvoir du langage et la nostalgie de la fin de l’enfance.
Traduit de l’italien par Dominique Vittoz
« L'un des personnages les plus originaux de la littérature policière contemporaine. » The Washington Post
Frankie Elkin s’est juré de retrouver les personnes disparues et oubliées de tous. Mais elle ne s’attendait pas à ce que Kaylee Pierson, une condamnée à mort, lui demande de rechercher sa soeur, Leilani. Elle lui donne trois semaines. Habituée aux défis, Frankie accepte la mission.
Douze ans plus tôt, Leilani, alors âgée de cinq ans, disparaissait à Hawaï. Or on vient de retrouver sa trace sur un atoll à une heure de vol d’Honolulu, où un ancien petit ami de Kaylee, aujourd’hui magnat de la tech, projette de construire un écolodge de luxe. Si elle veut découvrir la vérité et peut-être sauver la vie de la jeune fille, Frankie doit infiltrer un camp de base coupé du monde. Les obstacles ? L’hostilité de quelques individus. D’innombrables et dangereux secrets. Aucun moyen d’appeler à l’aide. Et une tempête tropicale qui s’annonce...
C’était en janvier 2003.
Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme.
L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée.
Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.
Danny Ryan, 29 ans, est docker. Intelligent, loyal et réservé, il n'a jamais vraiment trouvé sa place au sein du clan des Irlandais qui règne sur une partie de la ville. Son rêve : fuir loin de cet endroit où il n’a pas d’avenir.
Mais lorsque Paulie Moretti, mafieux d’une famille italienne jusque-là amie, s’affiche avec sa nouvelle conquête, Hélène de Troie des temps modernes, Danny se retrouve mêléà une guerre sans merci à laquelle il ne peut échapper.
Il lui faudra s’imposer enfin et affronter un déchaînement de violence sans précédent pour protéger sa famille, ses amis, et la seule patrie qu’il ait jamais connue.
Avec La cité en flammes, Don Winslow livre le premier tome d’une trilogie magistrale, transposition des épopées antiques : la ville de Providence est Troie incendiée par les Grecs, Danny Ryan un héros homérique digne d'Énée. Une Iliade contemporaine.
Traduction de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch.
À propos de l’auteur
DON WINSLOW est l’auteur de 21 best-sellers internationaux, dont Corruption, Savages et L’Hiver de Frankie Machine. Sa trilogie de La Griffe du chien, Cartel et
La Frontière est en cours d’adaptation série par la chaîne FX. Il vit aujourd’hui entre la Californie et Rhode Island.
« Don Winslow a un talent qui transcende toutes les frontières des genres. »France Culture
« Tu m’as appris une leçon essentielle aujourd’hui. Je croyais bien faire mais c’est toi qui as raison. On cherche toujours le bonheur loin de chez soi. On croit qu’il se trouve dans l’exotisme, de paysages différents, de senteurs nouvelles, de bâtiments imposants. Ce n’est pas toujours vrai, n’est-ce pas ? Parfois le bonheur, c’est juste être assis sur une butte tous les trois. »
À travers une histoire bouleversante, Mélissa Da Costa nous prouve une fois de plus que l’imagination n’a pas de limite, et qu’il n’existe pas de meilleur pouvoir que l’amour pour guérir les blessures les plus profondes.
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