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Un astronaute américain et deux cosmonautes russes s'envolent mercredi 21 septembre à bord d'une fusée Soyouz depuis la base de Baikonour au Kazakhstan, direction l'ISS. Une base spatiale que les enfants de franceinfo junior veulent mieux connaître. On en parle avec Olivier Sanguy, chargé de l'actualité spatiale à la Cité de l'Espace à Toulouse. Il répond à des questions de collégiens à Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
Pour ouvrir l'émission, Léo veut savoir "en quelle année l'ISS a été lancée". Cameron se demande "à quoi sert l'ISS". Kimberly s'intéresse au profil des astronautes choisis pour faire un séjour dans l'ISS. Andréa se pose des questions sur la cohabitation entre Russes et Américains "malgré le contexte de la guerre". Robin se demande d'ailleurs quel est le but de la mission de ces nouveaux astronautes envoyés vers l'ISS.
Sur cette page, réécoutez en entier cette émission franceinfo junior consacrée à l'ISS.
Vendredi 23 septembre, Roger Federer entamera le dernier tournoi de sa carrière en participant au championnat de la Laver Cup, à Londres au Royaume-Uni. Le joueur suisse a annoncé la semaine dernière qu'il prenait sa retraite. Pour répondre aux questions des enfants : Fabrice Abgrall, journaliste sportif à franceinfo, spécialiste du tennis**.** Il répond à des collégiens de Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
Au micro de l'émission, Nino pose la première question sur le sujet : "Pour quelle raison a-t-il pris sa retraite ?" Clément prend la suite et pose une question sur la vie du joueur : "Où et quand est-il né ?" Marius et Elisa s'intéressent à ses débuts : "Comment a-t-il commencé le tennis ? Quand a-t-il commencé sa carrière ?" Elisa questionne ensuite le spécialiste sur le nombre de trophées gagnés par le champion suisse. Sophia veut savoir combien de matchs le joueur a disputés.
Sur cette page, réécoutez en entier cette émission franceinfo junior consacrée à Roger Federer.
Du 18 septembre au 8 octobre, c'est la Semaine européenne du développement durable, elle doit fleurer des initiatives pour favoriser la lutte contre le changement climatique et pour la planète. L'écologie et l'environnement, c'est à la une de cette émission franceinfo junior. On en parle avec Marion Joseph, rédactrice en chef du magazine Astrapi. Elle est interviewée par des collégiens de Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
Camille ouvre l'émission avec sa question : "Quels bons gestes pour le développement durable peut-on adopter à la maison ?" L'occasion de parler des moyens de transport, du chauffage à la maison ou encore de l'alimentation. Juliette a d'ailleurs une question à ce sujet : "Devons-nous manger moins de viande et de poisson ?", veut savoir l'élève de cinquième. Elle enchaîne avec une nouvelle question sur la pollution : "Quelle sorte de déchets est le plus présent dans les océans et comment peut-on le limiter ?"
À propos de déchets, Nathan se demande d'ailleurs "quelle est l'importance du compost ?" Autre question de Nathan à propos de la pollution : "Quel est le pays qui pollue le plus ?" Youssef, enfin, s'intéresse lui à la production de déchets par les Français.
Cette émission franceinfo junior est à réécouter en entier sur cette page.
Je vais vous dire une fôle. Une fôle, c’est un conte qui vient du Jura Suisse ou du Jura Français. Français ou Suisse, peu importe, d’ailleurs, ce qui compte est ce que je vais vous raconter.
Du côté de Noirmont, en Suisse, il existe une tradition pour le moins… particulière : c’est le noël des hommes-sapins. Chaque nuit de pleine lune avant Noël, les jeunes hommes célibataires du village revêtissent un costume fait de branches de sapin ; puis ils se barbouillent le visage au bouchon noir… Ceux de Peuchapatte, un village situé pas loin de là, ont essayé de les copier une année avec des branches de houx, mais ils l’ont vite regretté, s’étant piqué à des endroits que je vous laisse deviner ; il faut dire que ceux de Peuchapatte ne sont pas très malins...
J’ai un tonton qui est tout rouge. Et quand il rigole, il devient encore plus rouge, des fois on croit qu’il va éclater !
Quand j’étais vraiment petit, je croyais que c’était lui le père noël, parce qu’on m’avait dit que le père noël avait une barbe et qu’il était tout rouge, ce qui correspondait bien à mon tonton. Surtout que mon tonton, je ne le vois qu’à Noël, pour le repas du réveillon. Au début il est tout timide, mais après quelques verres de vin, il devient violet et il raconte des histoires avec plein de gros mots qu’il ne faudrait pas écouter. Souvent Papa s’énerve après lui, il ne l’aime pas trop, mais maman dit qu’on est sa seule famille, alors, à chaque Noël, mon tonton tout rouge vient nous visiter, avec sa barbe blanche un peu jaune et son costume trop serré...
« Mesdames et Messieurs, le magasin va fermer ses portes dans quelques minutes. Merci de vous diriger vers les caisses. »
À la caisse numéro 7, Jocelyne s’interroge : « Pourquoi est-ce qu’il y a autant de monde au supermarché un 24 décembre à 19h ? Les gens ne devraient-ils pas être déjà chez eux avec leurs enfants ? » Devant sa caisse, la file s’allonge. C’est que toutes les autres caissières ont déjà filé ; elle voit les responsables de rayons partir vers les vestiaires, de bonne humeur, certains bras dessus bras dessous. Même les gars de la sécu ont mis un bonnet de Père Noël sur la tête aujourd’hui ! Jocelyne est toujours volontaire pour ce genre de soirée. À 50 ans passés, il y a longtemps qu’elle ne fête plus noël avec ses enfants...
Dans le poulailler, c’est vrai, Gertrude est la première réveillée. Oh ! C’est tous les jours le cas, ça lui vient de son passé de danseuse de cabaret en Allemagne, il faut qu’elle fasse ses exercices… EIN ! ZWEI ! EIN ! ZWEI !
«Purée, mais elle ne peut pas la fermer, j’ai envie de dormir moi !» Ça, c’est Vincent, un jeune dindon adolescent qui n’aime que manger et dormir. Depuis qu’il a vu une de ses cousines terminer dans une publicité à la télé, il rêve d’être lui aussi une star de cinéma.
«EIN ! ZWEI ! EIN ! ZWEI ! Tu devrais te bouger le croupion, Vincent Dindon, on ne devient pas star de cinéma comme ça !» Dans le poulailler, on trouve encore Régine, une brave dinde qui fait la cuisine et qui terminera cordon bleu, Evelyne et Jean-Michel, dont le couple bat de l’aile, Mickaëla, la boxeuse, pleine de cicatrices qui donne des coups et qu’on appelle la dinde aux marrons, Paschmina, la dinde bio garantie sans OGM, et enfin Carlotta, qui raconte qu’elle a travaillé dans un cirque comme trapéziste et que c’est là qu’elle a perdu une patte parce qu’elle travaillait sans filet.
Alors quand Gertrude s’exclame : «ACH SO ! LE FERMIER A SORTI LA GUIRLANDE ! IL VA BIENTÔT CHOISIR L’UNE D’ENTRE NOUS POUR LA CUISINER!!! », c’est la panique !
Tout ce que je vais vous dire maintenant est vrai, et restera vrai tant qu’il vous plaira d’y croire. Napoléon 1er avait vingt-six maréchaux d’empire, mais seul quatre d’entre eux avaient des pouvoirs extraordinaires.
Le Maréchal Kellerman, un gars de l’est au poitrail démesuré couvert de médailles, avait un souffle incroyable. Lorsqu’il se mettait à vitupérer, on en prenait pour son grade ! Mieux valait alors avoir les oreilles bouchées. Certains racontent qu’il était capable de coucher une forêt rien qu’en soufflant dessus.
Le Maréchal Sérurier, au physique fin et élancé, bénéficiait d’un sens de l’orientation hors du commun. On le chargeait de conduire des bataillons par n’importe quel temps, dans la neige et dans le brouillard, jusqu’en Pologne et en Russie. Parfois on le croyait perdu, mais on voyait alors Le Maréchal Sérurier s’arrêter comme un chien de chasse, humer l’air et repartir dans la bonne direction.
Le Maréchal Pérignon avait un don que d’aucuns appelaient… le don Pérignon. C’était celui de trouver de l’eau. Il se servait des baïonnettes des soldats comme de baguettes de sourciers, et remontait les rus souterrains jusqu’à repérer la source. Jamais personne n’avait connu la soif en présence du Maréchal Pérignon.
Le Maréchal Lefèbvre, et c’est là son malheur, n’avait qu’un pouvoir mineur. C’était d’avoir tout le temps les pieds froids. L’été, il s’en trouvait fort aise, car ses pieds faisaient comme de la glace dans la braise, mais l’hiver, il souffrait de terribles engelures et frôlait régulièrement l’amputation des orteils...
Tout ce que je vais vous dire maintenant est vrai, et restera vrai tant qu’il vous plaira d’y croire. En ce jour de décembre 1920, la neige recouvre Londres comme un baiser le front d’un enfant. Lentement, elle dépose une fine pellicule glacée sur les trottoirs, sous le regard impassible de Big Ben, qui semble endormie, bercée par le brouillard. Trouant d’un pointillé noir le manteau blanc de la capitale anglaise, le spectateur attentif remarquera des traces de pas.
S’il s’approche jusqu’à St James Street, il pourra même voir, sur le trottoir, les empreintes de semelles de chaussures extrêmement raffinées – des chaussures d’homme, à vue de nez, du 9 et demi, a priori. Bien que n’étant que des traces de pas dans la neige, ces empreintes laissent dans leur sillage une impression de luxe incroyable, grâce à la finesse des dessins de la semelle et au parfum de cuir sauvage qui s’en dégage. Alternant avec ces traces, un petit point noir nous laisse supposer l’utilisation d’une canne. Et derrière ces empreintes adultes, le spectateur remarquera celles, plus brutes, de petits souliers ressemelés plusieurs fois ; sans doute des croquenots d’enfant misérable comme il y en a des milliers, en 1920, à Londres…
Ici se joue le nœud de notre histoire, et, si vous voulez bien mettre vos pas dans les pas de notre récit, vous saurez de quoi il retourne...
Bon, attendez, il faut que je vous explique : toutes les semaines, les éboueurs passent devant chez nous pour enlever les poubelles. Moi, avant, j’adorais ça, les camions poubelles, j’aime tous les camions, d’ailleurs, mais les camions poubelles, pour moi, c’était vraiment les plus chouettes. Quand je voyais les gars accrochés derrière la benne, debout sur leur marchepied, j’avais TERRIBLEMENT envie d’être à leur place. Monter là-haut, derrière le camion qui roule, ça doit donner l’impression de voler !
Alors, deux fois par semaine, au petit matin, quand j’entendais le camion de poubelles arriver au coin de la rue avec ses gros soupirs métalliques et que son gyrophare orange dessinait des triangles de lumière sur le plafond de ma chambre, ça me réveillait ; je me levais sans faire de bruit, et je regardais par la fenêtre pour le voir remonter ma rue. Vous auriez dû voir ça ! Les gars, ils sautaient alors que le camion n’était même pas encore arrêté, et tac, ils jetaient les poubelles dans la benne qui se refermait en les écrasant… La benne, on aurait dit la gueule d’un monstre qui avait toujours faim.
Mais bon. Ça ne vous dit pas pourquoi j’ai peur de Jacques le Ripeur…
A quelques jours du second tour des élections législatives, les élèves de cinquième du collège des Bruyères à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine se posent des questions autour de ce qu'on a le droit de faire ou pas dans le bureau de vote, ce qu'on risque à déchirer une affiche électorale, sur la recrudescence des deepfakes et sur le maintien ou pas de la sortie de Star Wars X
Pas de règle spécifique sur les selfies
"On voit de plus en plus sur les réseaux sociaux de gens qui se prennent en photo devant les urnes au moment de voter, est-ce légal ? " demande Thelma. "Il n’y a pas de règle concernant les selfies dans les bureaux de vote ?"
Il n’y a pas de règles spécifiques sur les selfies dans l’isoloir. "Aucune disposition législative ou règlementaire ne permet de s'opposer en tant que telle à la prise de "selfies" au sein d'un bureau de vote", confirme le ministère de l'Intérieur en réponse à Thelma. Il faut néanmoins garder en tête que le président du bureau de vote, responsable du bon déroulement des opérations électorales, a la possibilité d'interdire le recours à de tels procédés s'il estime qu'ils sont de nature à perturber la bonne marche des opérations électorales. La prise de photo dans un bureau de vote ne doit pas non plus être l'occasion de violer la loi en matière de communication des résultats électoraux. Le ministère de l'intérieur rappelle par ailleurs qu'" à partir de la veille du scrutin à zéro heure", il est interdit de
"distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et autres documents et de diffuser ou faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale".
Le fait de déchirer une affiche électorale peut être passible d'une grosse amende
"J’ai entendu dire que certaines personnes déchirent des affiches des candidats. Que risquent-ils en faisant ça ?" demande de son côté Calyste. La réponse du ministère de l'intérieur à Calyste est claire: L'article 17 de la loi du 29 juillet 1881 prévoit que "le fait d'enlever, de déchirer, de recouvrir ou d'altérer une affiche apposée par ordre de l'administration" et donc une affiche électorale, par un procédé quelconque est puni d'une amende de troisième classe pouvant aller jusqu'à 450 euros.
Les deepfakes sont-ils vraiment impossibles à détecter et contrer ?
Le Vrai du Faux Junior, ce sont aussi les questions des élèves sur les différentes formes de désinformation et ils s’interrogent cette semaine sur le développement des deepfakes, ces enregistrements vidéo ou audio modifiés grâce à l'intelligence artificielle et qui peuvent conduire à faire dire n’importe quoi à n’importe qui de manière crédible. "On voit de plus en plus de deep fakes, c’est-à-dire de vidéos de stars ou de personnalités qui semblent vraies [...]" demande Inès. "Est-ce vrai qu’il est très difficile de les découvrir ? Que se passerait-il si quelqu’un créait un deepfake d’Emmanuel Macron annonçant que la France entrait en guerre contre la Russie ?"
Inès ayant sugégré d’interroger un expert en cybersécurité, nous avons transmis sa question à Baptiste Robert, le fondateur de Predictalab. "C'est vrai, répond le chercheur, que faire des deepfakes, c'est de plus en plus facile, ça s'est démocratisé. C'est assez simple aujourd'hui pour quelqu'un qui sait se débrouiller avec un ordinateur de faire un deepfake, ça c'est sûr et certain. Par contre, ce qui est sûr aussi, c'est qu'aujourd'hui, ça a encore des défauts. On est en capacité de faire la différence sur des fausses images, des images qui ont été générées par des ordinateurs." Baptiste Robert explique par exemple que les intelligences artificielles arrivent assez mal à faire les contours, les cheveux, les oreilles. "On a donc toujours des petits indices qui nous permettent, en regardant la vidéo, en regardant ces images faites artificiellement, à détecter que ce ne sont pas vraiment des vraies images. Et si demain on fait un deepfake d'Emmanuel Macron ce qui a déjà été le cas, c'est assez simple à faire, on vérifierait assez rapidement." Des journalistes interrogeraient le chef de l'Etat et le deepfake serait rapidement démonté.
A ce stade la date de sortie de Star Wars X ne change pas
"J'ai lu que le tournage de Star Wars X avait été retardé cette année", indique Yann. "Est-ce vrai que la date de sortie ne change pas ?" L'information est juste, lui répond Matteu Maestracci, du service culture de franceinfo. "C'est vrai que le tournage de ce très attendu épisode 10 a été repoussé pour des questions d’emploi du temps puisque la réalisatrice, Patty Jenkins est occupée par deux autres projets : Wonder woman 3, m_ais aussi un nouveau film sur Cléopâtre, avec Gal Gadot dans le rôle principal dans les deux cas_. Le spécialiste cinéma précise qu'officiellement le projet n’est pas menacé et qu'on reste sur une date de sortie programmée en France le 20 décembre 2023. On a cela dit toujours très peu d’informations sur le film, son histoire ou son casting.
Le Vrai du faux junior, c'est le rendez-vous de décryptage et de vérification de l'information réalisé avec des collégiens et cette semaine avec une classe de 5ème du collège des Bruyères à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Réponses à leurs questions sur ce qu'on a vraiment le droit de faire ou pas sur les plateformes et réseaux sociaux.
Non, on ne peut pas tout diffuser sur Twitch
"J’ai vu dans le journal télévisé qu’un jeune homme de 18 ans a tué dix personnes dans un supermarché à Buffalo aux Etats-Unis et qu’il aurait tout diffusé sur la plateforme Twitch. A-t-on le droit de tout diffuser ?", s'interroge Lou. Twitch, c'est cette plateforme américaine conçue au départ autour de parties de jeu vidéos en direct et qui donnent la possibilité de dialoguer directement avec le joueur. C'est devenu aussi, au fil des usages, un outil de communication.
Romain Badouard, chercheur à l’Institut français de presse, répond à Lou : "Il faut d'abord savoir que les sites comme Twitch, YouTube ou Facebook, ce qu'on appelle les plateformes, sont tenues de respecter les lois et qu'à ce titre, non, elles n'ont pas le droit de diffuser des vidéos comme celles de massacres ou de vidéos violentes." Le chercheur nuance ensuite, en précisant que cela reste malheureusement théorique. "Dans la pratique, le problème que rencontrent ces sites Internet, c'est qu'ils doivent faire face à un nombre très important de publications". Sur YouTube par exemple, précise t-il, " o_n estime qu'il y a 500 heures de vidéos qui sont chargées sur le site toutes les minutes. Pour faire face à tous ces contenus qui sont publiés par les utilisateurs, ce que font les plateformes, c'est de développer des outils de détection automatique"_.
Romain Badouard précise que ces outils agissent un peu comme des robots ou des logiciels qui vont passer en revue les contenus des publications des internautes pour repérer des images interdites, ou des mots interdits.
La problématique accrue concernant Twitch est liée à la diffusion en direct. " C'est beaucoup plus difficile à modérer que les posts écrits, les photos ou les vidéos qui sont postées après avoir été avoir été filmées, explique le chercheur_._ Par exemple lors du dernier massacre qui avait commencé à être diffusé sur Twitch, les algorithmes et les outils de Twitch ont réussi à repérer la vidéo et à la stopper au bout de deux minutes de diffusion. Deux minutes, c'est déjà énorme parce qu'il se passe beaucoup de choses malheureusement en deux minute. Mais il faut avoir en tête qu'il y a quelques années, lorsqu'un événement similaire s'était déroulé en Nouvelle-Zélande et qu'il avait été diffusé sur Facebook Live, la vidéo avait duré plus de quinze minutes". Il y a donc encore des points à améliorer mais quoi qu'il en soit, non, on n'a pas le droit de tout diffuser sur Internet, sur quelque plateforme que ce soit.
Oui, insulter un autre élève ou un enseignant sur un réseau social en accès public est passible des sanctions pénales
"Un élève du collège a publié sur Instagram une vidéo où il insulte un autre élève, la CPE et les profs en donnant leurs noms. Qu’est-ce qu’il risque devant la loi ?", demande Thelma
C'est cette fois Eric Morain, avocat pénaliste, qui lui répond. "À partir du moment où le compte n'est pas en mode privé ou n'est pas en mode cadenassé, explique t-il, ces propos sont alors publics et peuvent constituer une injure publique et même une injure publique aggravée si la personne vise des personnes qui sont protégées par la loi, en l'occurrence des professeurs". L'avocat au barreau de Paris précise que c'est une peine d'amende qui est encourue, mais que, si ces propos sont accompagnés de menaces, voire de menaces de mort, on passe à un degré supérieur et c'est un délit puni de peine d'emprisonnement et d'une amende.
Par ailleurs, ajoute Eric Morain, "si ces propos sont répétés, réitérés à l'égard des mêmes personnes, ils peuvent aussi constituer un délit de harcèlement qui est aussi un délit puni d'une peine d'emprisonnement et d'une amende ". Si la personne est mineure, elle peut tout à fait être poursuivie et ses parents être tenus responsables des dommages et intérêts qui pourraient être prononcés au bénéfice des victimes. Enfin, d'un point de vue disciplinaire, puisque l'élève contrevient au règlement intérieur, il peut subir une sanction qui peut aller jusqu'à l'exclusion du collège.
Dans le Vrai du Faux junior cette semaine, les élèves des collèges Nicolas Flamel à Pontoise dans le Val d’Oise et Les Bruyères à Courbevoie dans les Hauts de Seine ont des questions sur le réchauffement climatique, les ondes de téléphones portables et les prochaines vacances scolaires.
Oui la montée des eaux menace des villes, mais son ampleur dépendra de la lutte réelle contre le réchauffement climatique
"J’ai vu dans une simulation de la NASA que certaines villes et certains pays pourront disparaître à cause de la montée des eaux due au réchauffement climatique. Est-ce vrai ?"__, demande Gaétane
"Oui, c'est vrai, lui répond Olivier Emond le chef du service sciences, santé, environnement de franceinfo. "A__u moins pour des villes, peut-être pas pour des pays entiers" . Le journaliste précise qu'il existe des cartes qui montrent quelles zones littorales risquent d'être submergées à travers le monde, des cartes de simulation. "On s'aperçoit, poursuit-il, que cette montée des eaux touche de nombreux pays, notamment le Bangladesh, en Asie, des archipels comme les Maldives, la grande ville irakienne de Bassorah, dans le sud du pays. De l'autre côté, aux États-Unis, le sud de la Floride, La Nouvelle-Orléans, certains quartiers de New York et, plus près de nous, des villes de la mer du Nord comme Amsterdam et en France, des communes de la façade ouest autour de La Rochelle ou bien un peu au - dessus en Vendée.
On parle donc de simulations, d'évaluations des risques. Il n'y a pas de certitudes que cela va arriver, mais ce que dit le rapport du GIEC, le groupe d’experts du climat, est que la montée des eaux à travers le monde est inéluctable au fil des décennies et siècles qui viennent et qu'elle dépendra du degré de réchauffement qui sera atteint. "Là aussi_,_ précise Olivier Emond, la frontière, cette frontière de 1,5 degré qui a été fixée lors de la COP21 à Paris en 2015, marque un seuil. Rester en dessous de 1,5 degré, c'est dix centimètres de moins de hausse du niveau des océans. Alors ça peut paraître pas grand-chose, mais c'est suffisant pour éviter à des centaines de millions d'habitants de vivre les pieds, voire plus dans l'eau à l'avenir. Sachant qu'en un siècle, depuis le début du XXᵉ siècle, en gros, la montée des eaux a été de 20 cm en tout, mais que cela s'accélère depuis les 50 dernières années."
En France comme ailleurs, on anticipe ce phénomène. Le mois dernier, le gouvernement a par exemple publié une liste de 126 communes qui devront s’adapter en priorité à l’érosion du littoral. Les maires devront réaliser des cartes de risque, avec des projections à 30 ans et à 100 ans, puis en tenir compte pour les nouvelles règles d'aménagement et de construction -ce qui d'ailleurs inquiète certains élus qui demandent des moyens pour pouvoir le faire. Par ailleurs, à New York, au sud-est de Manhattan, des travaux ont commencé pour construire un gigantesque mur et des digues pour se protéger des risques d’inondations.
Non, les "patchs anti-ondes" vantés par une influenceuse sur Instagram ne sont pas bons pour la santé
"Est-ce que c’est vrai que les patchs anti-ondes de Enjoy Phoenix sont bons pour la santé ?, demande Fédeline, en référence au fait qu'une jeune femme vante sur le réseau social Instagram les mérites d’un patch censé nous protéger de l’exposition aux ondes venant de nos téléphones portables.
" Il n'y a aucune preuve de cela" répond Nicolas Carvalho de l’équipe Vrai ou fake de franceinfo qui a enquêté le sujet.
Oui le calendrier des prochaines vacances scolaires de février a bien été modifié pour tenir compte d'une compétition sportive
"J’ai lu sur Facebook que les vacances de février pourront être retardées à cause d’une compétition de ski internationale est-ce vrai ?", demande Yann.
Non seulement c'est vrai, mais c'est même acté depuis un an. L’ancien Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé le 27 mai 2021, lors de la présentation d’un plan de soutien aux professionnels de la montagne, une adaptation "des dates de vacances scolaires d’hiver en positionnant la zone A en premier en 2023 et la zone C en premier en 2024".
Le calendrier des vacances scolaires a donc bien été adapté du fait des Championnats du monde de ski alpin à Courchevel - Meribel du 6 au 19 février. Le fait que la zone A –la zone de Courchevel- soit finalement en vacances en premier, permettra aux habitants de la région d’assister plus facilement aux épreuves.
Dans le Vrai du Faux junior cette semaine, les élèves de 3e du collège Nicolas Flamel, à Pontoise dans l'Oise, s'interrogent sur le rachat de Twitter par Elon Musk qui est loin d'être fait. Ils se posent aussi des questions sur des puces électroniques implantées dans le cerveau pour contrôler des ordinateurs à distance et sur la réalité d'utérus artificiels qui auraient été créés en Chine.
Pour répondre à leurs questions, nous avons sollicité Olivier Lascar, journaliste et rédacteur en chef du pôle digital de Science et Avenir. Il publie le 9 juin prochain Enquête sur Elon Musk, l'homme qui défie la science (Alisio Sciences).
Aimé Jean se demande s'il est vrai qu'Elon Musk a décidé de "suspendre le rachat de Twitter et pourquoi ?"
Olivier Lascar confirme qu'Elon Musk a décidé de conditionner le rachat de Twitter à certaines nouvelles conditions. "En cause, explique le journaliste, le nombre de faux comptes sur Twitter estimés à 5% par le réseau social, alors qu'Elon Musk considère qu'il y en aurait jusqu'à 20%." Olivier Lascar explique que le multimilliardaire exige que les dirigeants de Twitter " mettent sur la table leurs propres données pour valider le pourcentage de faux comptes sur la plateforme, sauf que Twitter ne le fait pas pour le moment et qu'Elon Musk a donc décidé de geler l'opération."
Pour autant Olivier Lascar précise que "ça ne veut pas dire qu'Elon Musk ne va pas racheter Twitter car tout ceci pourrait très bien être une manœuvre de sa part pour, par exemple, faire baisser la valeur de Twitter en bourse et ainsi racheter le réseau social à moindre coût."
Rougario se demande s'il est vrai "qu'Elon Musk développe une puce implantée dans le cerveau pour contrôler des objets par la pensée" ?
"C'est vrai" lui répond Olivier Lascar. "Elon Musk est en train de développer une puce cérébrale, c'est-à-dire un tout petit dispositif, qui a la taille d'une pièce de monnaie et qui sera placé dans le cerveau pour faire une sorte d'interface entre nos pensées et des ordinateurs, des machines et pourquoi pas des objets."
Il le fait dans le cadre d'une entreprise qui s'appelle Neuralink. Les premiers tests ont été réalisés sur des animaux. Dans des vidéos on voit par exemple "un singe contrôler par la pensée certains éléments d'un jeu vidéo grâce à une puce électronique implantée dans son cerveau", explique Olivier Lascar. Le journaliste spécialisé précise que "la philosophie de ces puces est de permettre plus tard de faire bouger des choses par la pensée, comme des objets, par exemple un fauteuil roulant, ce qui pourrait être très utile pour des personnes handicapées".
Néanmoins avant d'en arriver là, Neuralink est aussi au cœur de certaines polémiques par rapport aux expériences menées sur les animaux. Olivier Lascar explique "que certains singes, qui ont fait l'objet des expériences, sont morts dans des souffrances épouvantables, comme l'a révélé une association de médecins aux États-Unis."
Alexandre a entendu dire que la Chine "aurait créé un utérus artificiel" et il se demande si c'est vrai.
Olivier Lascar lui répond "qu'on ne peut pas dire ça, mais ce qui est vrai, c'est que les médias chinois ont communiqué récemment sur un programme d'intelligence artificielle qui serait capable de paramétrer automatiquement différents facteurs (niveau d'oxygène, niveau en sucre, pression) qui sont exercés sur un petit organisme en cours d'évolution à l'intérieur de ce qu'on peut appeler un utérus artificiel."
Olivier Lascar explique que c'est bien un sujet "sur lequel les scientifiques travaillent à l'heure actuelle : constituer des dispositifs qui sont des utérus artificiels, c'est-à-dire des lieux où l'on reproduit des conditions qui sont comparables à ceux du ventre de la mère, avec un liquide qui ressemble au liquide amniotique dans lequel on retrouve les nutriments qui sont nécessaires au fœtus pour se développer."
Olivier Lascar rappelle enfin que ces recherches scientifiques posent certaines questions éthiques : "Est-ce qu'on a le droit de faire ça ? Est-ce qu'on ne va pas un peu trop loin ?" Et il précise "qu'en sciences, il y a toujours la question de la ligne rouge, celle qu'il ne faut pas franchir et dans ces sujets-là, on peut se poser la question est-ce qu'on n'est pas en train d'aller un peu trop loin?"
Alors que le groupe automobile Mercedes-Benz s'apprête à commercialiser un système de "Drive Pilot", permettant au conducteur, dans un contexte bien spécifique, de ne plus regarder la route et laisser le véhicule décider des manœuvres, les adolescents qui participent au Vrai du Faux Junior s'interrogent sur les véhicules autonomes. Olivier Lascar leur répond. Il est rédacteur en chef du pôle digital de Science et Avenir. Il publie le 9 juin Enquête sur Elon Musk, l'homme qui défie la science (chez Alisio Sciences). Elon Musk, patron de Tesla, se positionne entre autres sur ce créneau des véhicules autonomes.
Oui les voitures autonomes existent mais restent expérimentales
"J’ai entendu dire qu’une voiture qui pouvait se conduire toute seule existait. Est-ce vrai ? _Pourrons-nous bientôt dormir au volan_t ?", demande Calliste.
"Oui, c'est vrai", lui répond Olivier Lascar. "Il y a des voitures qui aujourd'hui roulent toutes seules. Ça parait incroyable à dire, mais c'est encore plus incroyable à voir. Il y a des vidéos qui sont disponibles, sur YouTube, de véhicules qui roulent aux États-Unis, dans un État qui s'appelle l'Arizona et dans une ville qui s'appelle Phoenix. Dans cette ville, on peut appeler la voiture avec son téléphone portable. Le véhicule arrive et là on voit que derrière le volant, il n'y a personne, que le volant tourne tout seul, bouge tout seul. La voiture se positionne devant la personne qui l'a appelée, cette personne s'assoit sur le siège arrière, la voiture démarre, elle s'insère dans le trafic, elle s'arrête au feu. Elle respecte les panneaux de signalétique et elle amène cette personne à bon port".
Le journaliste précise qu'il ne s'agit, cela dit à ce stade, que de tentatives, très expérimentales.
Oui, l'autonomie des véhicules va se développer, mais sans nécessairement atteindre un degré total d'autonomie
"Je me demande si dans le futur nous allons remplacer les véhicules de maintenant par des véhicules autonomes ?", demande Leandra.
Olivier Lascar lui répond qu'il y a plusieurs degrés dans l'autonomie d'un véhicule. Les grands constructeurs automobiles se sont mis d'accord sur le fait qu'il existe six niveaux différents. "Le premier niveau, explique-t-il, le niveau zéro, c'est celle qui ne sait rien faire toute seule". Dans ce cas, seul le pilote a le pouvoir. "Le dernier niveau, c'est le niveau cinq. C'est la voiture qui, elle, fait tout toute seule".
Le journaliste explique que dans ce cas de figure, en effet, le conducteur n'a plus rien à faire et pourrait même dormir. "C'est par exemple, ajoute-t-il, le rêve que promet Elon Musk, patron de Tesla et qui fait des voitures électriques et automatisées. Il promet régulièrement qu'on va y arriver et finalement, d'année en année, on n'y arrive toujours pas".
On se dirige en revanche vers des voitures qui, de plus en plus, ont un certain degré d'autonomie : en capacité, pointe le journaliste, "de contrôler leur vitesse, se caler rigoureusement dans leurs voies de circulation. Il y a déjà des voitures comme ça qui sont proposées dans le commerce, qu'on peut acheter, qui passeront en mode automatique, par exemple, en situation d'embouteillage, ou qui sont capables de se garer quasiment seules." Olivier Lascar précise que, même dans ces cas de figure, l'attention de la conductrice ou du conducteur doit être permanente, de façon à pouvoir, à tout moment, reprendre le contrôle du véhicule.
Non le risque d'accident n'est pas exclu... Et c'est le frein central
"Comment pouvons-nous éviter les accidents avec des voitures autonomes ? Quelles sont les mesures de sécurité prises par les fabricants ?", demande Elea.
" C'est la question clef " lui répond Olivier Lascar. " Il y a eu de nombreux accidents impliquant des voitures en mode automatisé et le problème qui se pose est finalement le degré de confiance qu'on accorde à ces véhicules.
Le journaliste explique que, chez Tesla par exemple, le mode de conduite automatisée s'appelle "l'autopilote", ce qui peut laisser penser que la voiture est vraiment en capacité de rouler toute seule. Or, pointe-t-il, " la marque, elle-même, Tesla dit que le conducteur doit pouvoir à tout moment intervenir sur la conduite. Quand on se met en mode automatisé avec un véhicule dont le fonctionnement s'appelle l'autopilote, on peut faire preuve d'inattention, réagir trop mollement et le drame sur la route peut survenir très vite.
Le journaliste ajoute que, dans d'autres circonstances, la question de la performance du véhicule lui-même peut se poser. "Un véhicule autonome qui est capable d'évoluer tout seul sur la route, explique-t-il, est doté de capteurs, d'yeux, d'oreilles, c'est à dire de caméras, de capteurs à ultrasons qui sont capables d'évaluer tout ce qu'il y a autour de lui. Est-ce que ça marche aussi bien que cela? Eh bien, certains accidents sont encore en cours d'expertise, ce qui jette une sorte de voile sur l'efficacité des voitures autonomes."
Cette semaine dans le Vrai du Faux junior, des adolescents nous interrogent sur un lac en Lituanie teint en rouge pour dénoncer "les crimes de guerre de Poutine", sur une pilule efficace contre le Covid-19 et sur Emmanuel Macron qui souhaite inscrire le droit à l'avortement dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Théa se demande si, à part le vaccin, il existe un traitement "contre les formes graves du Covid-19". Mathieu Molimard, chef de service de pharmacologie médicale au CHU de Bordeau lui répond "qu'il y a plusieurs médicaments qui sont déjà disponibles pour traiter le Covid." Il s'agit d'antiviraux "qui viennent d'arriver et qui seront bientôt disponibles en prescription classique" précise Mathieu Molimard.
Le spécialiste en surveillance des médicaments cite notamment le "Paxlovid qui est un antiviral qui bloque la réplication du virus et qui est efficace pour diminuer les hospitalisations et les décès et donc les formes graves du Covid." Seulement Mathieu Molimard rappelle que "comme avec tous les médicaments, il y a des effets indésirables et des difficultés de prescription parce qu'il y a beaucoup d'interactions avec les autres médicaments." Il y a aussi des anticorps qui fonctionnent mais le problème avec ces anticorps c'est "que leur cible varie avec les variants des virus et donc de ce fait, ils perdent leur efficacité en fonction des variants". Donc pour Mathieu Molimard, la vaccination "reste le vrai traitement fiable qui marche".
Théa a été surprise par une initiative en soutien aux Ukrainiens qui subissent depuis le 24 février 2022 les attaques de la Russie. Elle a vu sur Tiktok qu'un lac en Lituanie "aurait été coloré en rouge sang pour dénoncer les crimes de guerre commis par Poutine". Elle se demande si c'est vrai.
On a vérifié et c'est vrai, le lac est situé en face de l'ambassade russe en Lituanie, à Vilnius, la capitale du pays. Il s'agit d'une action militante visant à dénoncer les "crime de guerre commis par l'armée russe en Ukraine". Du colorant naturel a été utilisé pour coloré le lac en rouge, "comme il l'avait déjà été, par exemple, en vert à l'occasion de la Saint-Patrick" a expliqué Paulius Vaitekenas, porte-parole de Vilnuis.
Swimming Through
The performance “Swimming Through” is a call for action in support of the Ukrainian people who are facing genocide committed by Russia. pic.twitter.com/LuXRFms2c4
— Rūta Meilutytė (@MeilutyteRuta) April 6, 2022
L'action a été médiatisée par l'ancienne championne olympique de natation, Rūta Meilutytė, qui a traversé le lac à la nage. Sur les images, qu'elle a partagé sur ses réseaux sociaux, on voit aussi une phrase peinte sur une route juste à côté du lac, où est inscrit "Poutine La Haye t'attend" en référence à la ville néerlandaise où siège la Cour pénale internationale jugeant les crimes de guerre.
(The pond in front of the Russian embassy in Lithuania was dyed with ecological paint which is environmentally friendly and extensively used in biological scientific tests.) pic.twitter.com/2KW6JDvXRO
— Rūta Meilutytė (@MeilutyteRuta) April 6, 2022
Lou se demande si Emme Macron "souhaite inscrire le droit à l'avortement dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ?"
Pierre Bénazet, correspondant pour Radio France à Bruxelles et spécialiste des questions européennes lui répond que c'est vrai et que président français, Emmanuel Macron "en a parlé lors d'un discours devant le parlement européen à Strasbourg le 19 janvier dernier." Pierre Bénazet précise qu'il en a parlé "au moment où était élue la nouvelle présidente du Parlement européen qui a une position particulière sur l'avortement car son pays, Malte, y est opposé." Malte est le dernier pays européen où l'avortement reste encore un crime qui peut conduire une femme et son médecin en prison.
Enora demande également si cette proposition d'Emmanuel Macron est faisable et "compatible avec le droit européen" ? Selon Pierre Bénazet "en théorie on peut mettre ce qu'on veut dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne à partir du moment où ça correspond aux droits nationaux des pays". Mais le correspondant de Radio France à Bruxelles précise aussi "qu'il faut rouvrir les traités européens, rediscuter entre les 27 membre de l'Union européenne et obtenir l'unanimité". Seulement, Pierre Bénazet rappelle que "le droit à l'avortement pose problème aux Maltais et aux Polonais, donc cette démarche paraît compliquée politiquement".
Dans le Vrai du Faux Junior, une classe de quatrième du collège Émile Zola à Igny, dans l’Essonne, a des questions sur l'actualité politique, vendredi 22 avril, à deux jours du second tour de la présidentielle. Julie Marie-Leconte, journaliste au service politique de franceinfo, leur répond.
D'anciens présidents de la République ont bien pris position dans l'entre-deux tours
"Est-ce vrai, demande Théa_, que l'ancien président Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour ?"_
"C'est vrai", lui répond la journaliste du service politique. "Nicolas Sarkozy était président entre 2007 et 2012 et il a appelé à voter Emmanuel Macron alors qu'il n'appartient pas à sa famille politique, il fait partie des Républicains. D'ailleurs François Hollande, qui a été président de 2012 à 2017 et qui est socialiste, a lui aussi appelé à voter pour Emmanuel Macron. C'est ce qu'on appelle le barrage à l'extrême droite parce qu'ils considèrent que Marine Le Pen n'incarne pas, ne peut pas porter les valeurs de la République." Julie Marie-Leconte souligne que, de son côté, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a elle aussi reçu des soutiens: ceux d'Éric Zemmour et de Nicolas Dupont-Aignan, deux personnalités qu'on place aussi à la droite de la droite sur l'échiquier politique.
Il y a bien une différence entre vote blanc et abstention
"Qu'est-ce qu'une abstention ? Et quelle est la différence entre l'abstention et le vote blanc ?" demande Galade.
"L'abstention, lui explique la journaliste politique, c'est quand on ne va pas voter du tout. On peut avoir plein de raisons pour cela, soit parce qu'on n'a pas envie, soit parce que la politique ne nous intéresse pas. Le vote blanc, ajoute-t-elle, c'est quand on décide de mettre dans l'urne soit une enveloppe vide, soit un bulletin vierge sans nom du tout. Julie Marie-Leconte explique que depuis 2014 les votes blancs sont décomptés. Par exemple, au 1er tour de l'élection présidentielle cette année, près de 544 000 personnes ont décidé de voter blanc. "Ces bulletins-là, précise la journaliste politique, ne sont pas pris en compte comme des suffrages exprimés. Mais l'objectif de la loi quand elle a été votée était quand même de reconnaitre que le vote blanc est un acte citoyen, puisque l'électeur se déplace jusqu'à son bureau de vote. Il fait savoir qu'il n'est pas d'accord avec le choix qu'on lui propose".
Les dépenses de campagne sont bien plafonnées
"Est-ce vrai que les comptes de campagne des candidats sont plafonnés ?" demande Arthur.
"Oui, enfin ce sont les dépenses de campagne qui sont plafonnées", lui précise Julie Marie-Lecomte. Il y a des règles assez strictes." L'idée, pointe-t-elle, e_st d'éviter par exemple que quelqu'un qui soit très riche puisse dépenser beaucoup d'argent pour se présenter, alors que quelqu'un de pauvre soit coincé et ne puisse pas prétendre à l'Élysée. Bien sûr ça ne règle pas tout parce qu'il faut quand même trouver les sous avant, parfois emprunter, et c'est seulement après qu'on est remboursé. Mais au second tour, le plafond est quand même de 22 509 000 euro_s".
L'Élysée est bien un ancien hôtel particulier
Arthur a une autre question qui porte sur la résidence du futur président ou de la future présidente de la République, le Palais de l’Élysée: "Est-ce vrai que l'Élysée était autrefois un hôtel particulier ?"
"Oui, c'est vrai", lui répond la journaliste politique de franceinfo. "Il a été construit au début du XVIIIe siècle, après la mort de Louis XIV, par le comte d'Évreux. Après la mort du Roi-Soleil qui vivait à Versailles, la cour a décidé de revenir à Paris. "Les nobles, poursuit Julie Marie-Leconte, voulaient se faire construire des maisons pas très loin de la cour. Comme le centre de Paris était tout petit, les rues étaient très sombres, parfois dangereuses, le terrain qu'a acheté le comte d'Évreux était situé dans un village, un faubourg. L'Élysée, est donc bien un hôtel particulier, un endroit pour vivre, ce qui pose d'ailleurs aujourd'hui certains problèmes parce que l'Élysée est un endroit qui n'est pas du tout organisé pour travailler.
Attention à certaines vidéos alarmantes sur les réseaux sociaux
Les adolescents ont enfin une question sur un tout autre sujet que la politique et qui les concerne directement : ces vidéos qui circulent en ce moment sur les réseaux sociaux, sur Twitter et TikTok notamment et où il est question de chocolat. On y voit des personnes qui montrent de petites billes blanches sur des chocolats Kinder ou dans du Nutella. Selon les commentaires sous ces vidéos, ce serait des traces de salmonelle, une bactérie qui provoque des gastro-entérites et de la fièvre.
"Or c'est faux, explique Adrien Maumy, de la Cellule Vrai du Faux de franceinfo. Contacté par franceinfo, Ferrero, le groupe qui possède Kinder et Nutella, explique que ces tâches sont dues à un phénomène qu’on appelle le “granini”. Parfois l’huile et le sucre remontent pendant la cuisson. Et quand ils durcissent cela donne ce genre de billes. Selon Ferrero cela ne change ni la qualité ni le goût.
"Si ces images sont devenues virales, ajoute Adrien Maumy, c’est parce que ces dernières semaines plusieurs rappels de produits ont fait beaucoup parler d’eux. Il y a eu les pizzas Buitoni, puis les chocolats Kinder. Des produits que les autorités sanitaires ont retiré de la vente. Dans ce contexte, des consommateurs ont pris peur. Mais ce ne sont pas les seuls. En pleines fêtes de Pâques, Ferrero a voulu les rassurer. Ils ont mis en place un numéro de téléphone, une adresse mail et ont répondu aux questions des clients sur les réseaux sociaux."
À l'approche du deuxième tour de l'élection présidentielle, les élèves du lycée Claude-Bernard, à Paris, ont des questions sur certains événements autour du premier tour et sur le débat de l'entre-deux-tours, prévu mercredi prochain entre les deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
Deux journalistes de franceinfo répondront aux questions des lycéens, Victoria Koussa, journaliste politique et Célyne Baÿt-Darcourt, journaliste médias.
Lola a vu sur Instagram "qu'un candidat a envoyé des messages vocaux invitant à voter pour lui" quelques jours avant le premier tour. "C'est vrai", lui répond Victoria Koussa" et il y a même "deux candidats qui en ont envoyés". D'abord il y a Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains, "dont on n'a pas beaucoup parlé", explique Victoria Koussa, "parce qu'elle a respecté les règles de la CNIL, la commission chargée de veiller au respect des règles avant l'élection."
Ensuite il y a Eric Zemmour qui est "accusé d'avoir oublié la mention obligatoire avant son message, qui permet au destinataire de s'opposer à ce démarchage politique par téléphone" résume la journaliste politique de franceinfo. En outre, l'équipe d'Eric Zemmour est aussi visé par une enquête pénale, ouverte le mardi 12 avril par le parquet de Paris pour une autre affaire liée au démarchage par SMS du parti Reconquête ! ciblant des Français de confession juive.
Au premier tour de l'élection présidentielle, selon les résultats officiels du ministère de l'Intérieur, Emmanuel Macron est arrivé en tête avec 27,84% des voix, suivi de Marine Le Pen avec 23,15%. Pourtant, Maxence a vu un article sur les réseaux sociaux "qui dit que Marine le pen a été donnée gagnante par les médias russes".
"C'est vrai, lui répond Victoria Koussa, c'est l'agence russe Ria Novosti qui a donné cette information peu après 20 heures." Ce qui explique ce résultat, c'est que le média russe a utilisé les chiffres du ministère français de l'Intérieur, mais le problème, précise Victoria Koussa, c'est qu'il n'y avait que la moitié des bulletins dépouillés". Autrement dit, ce n'était pas les chiffres définitifs et sur ces bulletins, la candidate du Rassemblement national arrivait effectivement en tête.
Sauf que ça, c'était avant le dépouillement dans les grandes villes, où là, Emmanuel Macron est passé devant Marine le Pen pour finir par la distancer de trois points.
Le jour du premier tour, sous le mot-clé "\#fraude", on a vu passer de nombreux messages dénonçant notamment "des milliers d'électeurs radiés". Romain se demande si "200 électeurs ont vraiment été radiés sans raison de leur bureau de vote dimanche" ?
"Oui, lui répond Victoria Koussa, 200 électeurs à Marseille, mais il y en a eu des centaines d'autres ailleurs." La journaliste politique de franceinfo précise que "ce n'est pas lié à l'élection en elle-même, c'est plutôt administratif, car avant chaque scrutin, les listes électorales sont passées au cribles et si vous ne donnez pas de signe de vie, dans votre commune, on peut retirer votre nom".
Normalement l'électeur concerné est prévenu par courrier, mais il peut y avoir des ratés, notamment si votre adresse a changé. La Cellule Vrai du Faux de franceinfo avait vérifié, au lendemain du second tour, les"irrégularités" dénoncées sur les réseaux sociaux.
Les étudiants du Lycée Claude-Bernard, à Paris, avaient aussi des questions sur le traditionnel débat qui oppose les deux finalistes de l'élection présidentielle avant le second tour. Cette année ça sera Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, mercredi 20 avril, à 20 heures. Pauline se demande si ce débat de l'entre-deux-tours est "obligatoire" ?
"Non ce n'est pas obligatoire, mais c'est une tradition, un passage obligé, en quelque sorte pour les deux candidats à quelques jours du second tour" lui répond Victoria Koussa, et ce "depuis le tour premier débat, en 1974."
La journaliste du service politique de franceinfo rappelle néanmoins qu'un candidat a déjà refusé de se prêter à l'exercice, "c'était Jacques Chirac, en 2002, face à Jean-Marie Le Pen du Front national. Il avait déclaré dans un discours qu'il s'y opposait fermement car il ne voulait pas banaliser l'intolérance et la haine."
Toujours à propos du débat d'avant second tour, Pauline se demande si ce face à face entre les finalistes de l'élection présidentielle, "peut être décisif" ?
Pour Victoria Koussa, "oui on peut le dire, parce souvent, les électeurs se font leur avis au dernier moment et ce débat permet à chaque candidat d'ajuster son curseur, d'appuyer sur tel ou tel point de son programme ou d'attaquer l'autre."
Victoria Koussa rappelle aussi qu'il y a cinq ans, "Marine Le Pen a raté ce duel contre Emmanuel Macron et a perdu l'élection, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle se retire deux jours à la campagne pour se préparer de manière intensive et pour ne pas rater la marche mercredi soir prochain."
La journaliste du service politique de franceinfo compare ce débat à un match avec souvent un gagnat et une perdant, mais "parfois il peut y avoir match nul, ce qui rend le second tour encore plus incertain."
Pauline se demande comment les journalistes sont choisis pour animer ce débat de l'entre-deux-tours et c'est Célyne Baÿt-Darcourt, journaliste médias de franceinfo qui lui répond.
Elle explique qu'à chaque élection, ce sont les chaînes de télévision, en l'occurence TF1 et France 2, qui proposent des noms et qui organisent ce débat de l'entre-deux-tours. Célyne Baÿt-Darcourt précise qu'il faut "respecter la parité, homme femme, et que les personnes sélectionnées soient des journalistes." Les chaînes proposent, mais les candidats ont ensuite un droit de regard, il peuvent accepter ou refuser les noms qui leur sont proposés. Célyne Baÿt-Darcourt explique que les candidats "doivent se mettre d'accord et ça n'est jamais simple, car à chaque fois des candidats retoquent un journaliste."
Par exemple, en 2017, Marine Le Pen n'avait pas voulu que ce soit Anne-Claire Coudray qui anime ce débat. La journaliste média de franceinfo, rappelle aussi qu'en 1981, "François Mitterrand avait édicté une liste de 21 règles à respecter pour ce débat de l'entre-deux-tours, il imposait notamment des journalistes et Valéry Giscard d'Estaing, qui était son adversaire, avait accepté toutes ces conditions".
Cette année, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont dit qu'ils ne voulaient pas qu'Anne-Sophie Lapix, présentatrice du 20 heures de France 2, anime le débat de l'entre-deux-tours de mercredi prochain. Ce seront finalement Gilles Bouleau pour TF1 et Léa Salamé pour France 2, qui animeront ce débat mercredi 20 avril, à 20 heures et pour un peu plus de deux heures.
À l'approche du premier tour de la présidentielle, les questions des élèves qui participent au Vrai du Faux Junior tournent à nouveau massivement autour des enjeux de la campagne et du scrutin et notamment autour du temps de parole dont bénéficie chaque candidat à la radio et à la télévision.
Un temps de parole des candidats calculé et contrôlé différemment selon les périodes
"J’ai entendu dire qu’un organisme calculait le temps de parole de chaque candidat est-ce vrai ? " demande Valentin. "Quand commence-t-on à compter le temps de parole des candidats des élections et qui s’en occupe ?" ajoute Calyste.
La directrice de la rédaction de franceinfo Estelle Cognacq lui répond :
"Le temps de parole des candidats, explique-t-elle, démarre au 1er janvier, c'est le premier temps de la campagne". Ensuite, ajoute-t-elle, il y a trois temps: une première partie où c'est l'équité entre les candidats, sans distinguer les tranches horaires. "C_ela veut dire que tous les candidats n'ont pas le même temps sur nos antennes, c'est en fonction de plusieurs critères. Tout d'abord, la représentativité au niveau du Parlement et des élus. Ensuite, il y a les résultats des élections précédentes et enfin, il y a la dynamique de campagne"._
Estelle Cognacq ajoute que cette première phase amène jusqu'à la proclamation officielle des candidats. "Quand cette proclamation a lieu, poursuit-elle, il y a une deuxième phase où là, on a toujours l'équité, c'est à dire que ce n'est pas le même poids selon les candidats, mais cette fois par tranche: 6 heures - 9 heures: la matinale, notre prime time, puis 9 heures - 18 heures, 18 heures - minuit et minuit - 6 heures. Ç_a, c'est pendant trois semaines "_.
Depuis le 28 mars, c'est le dernier temps de la campagne présidentielle avant le premier tour. "Là, explique celle qui supervise à franceinfo le décompte de ces temps de parole, c'est l'égalité. Les douze candidats ont exactement le même temps sur notre antenne. Une minute de l'un vaut une minute de tous les autres, et et ce par tranche. Une société comptabilise tout cela pour franceinfo et tous les jours, ce compteur est mis à jour.
Ces temps de parole sont ensuite remontés à l'ARCOM qui veille au bon respect de ces règles". L’ARCOM signifie Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, c’est le successeur du CSA. L’une de ses missions est de garantir ce qu’on appelle le pluralisme dans les médias, c’est-à-dire le fait que les différentes tendances politiques soient bien représentées. Les relevés de temps de parole et d’antenne effectués par chaque média pour chaque candidat, on peut les retrouver en ligne sur le site de l’ARCOM.
Des rappels à l'ordre, voire des sanctions en cas de non-respect du temps de parole
" Quelles sont les conséquences si les médias ne respectent pas le temps de parole des candidats pour la présidentielle ? " demande Alexandre.
"Dans un premier temps, lui répond Estelle Cognacq, l'autorité de contrôle, donc l'ARCOM commence à nous dire attention, vous dérapez, vous ne faites pas ce qu'il faut". La directrice de la rédaction de franceinfo précise avoir eu des retours de l'ARCOM sur les deux premiers temps de contrôle. L'Autorité de régulation est, dit-elle, "revenue vers chaque média en disant attention, là, vous avez surexposé certains, vous avez sous-exposé d'autres. Donc ça, ce sont des premières indications, des premiers retours. Une fois qu'on nous a alertés une première fois, on peut recevoir une lettre de mise en garde". Si rien ne change, l'étape suivante est un courrier de mise en demeure, puis potentiellement des sanctions qui peuvent aller jusqu'à l'interdiction d'émettre pendant un certain temps ou jusqu'à des amendes qui peuvent être très lourdes. "C'est rarement le cas", poursuit-elle.
Des surprises toujours possibles lors des résultats
"Est-ce que c’est vrai que les élections risquent de ne pas se passer comme prévu ?" demande Lucie.
C'est cette fois Julie Marie-Leconte, journaliste au service politique de franceinfo, qui lui répond. "J'imagine, dit-elle, que tu parles de ce qu'annoncent les sondages. Oui, c'est vrai. Les électeurs peuvent se mobiliser plus ou moins que ce qu'anticipent les enquêtes d'opin_ion, o_u voter autrement". La journaliste politique rappelle que c'est arrivé il y a 20 ans, le 21 avril 2002. "Il y avait, explique-t-elle aux élèves, un Premier ministre socialiste qui s'appelait Lionel Jospin. Tout le monde, même lui d'ailleurs, était convaincu qu'il serait au second tour. Finalement, il a été éliminé. Et les deux qui se sont qualifiés à l'époque, c'était Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, le père de Marine Le Pen .
Ce qui peut jouer sur les résultats c'est aussi le fait qu’il y a beaucoup de personnes qui, ces derniers jours, n’avaient toujours pas décidé pour qui elles allaient voter, ou ne sont d'ailleurs pas encore sûrs de leur choix.
Une abstention des jeunes effectivement souvent élevée
"J’ai entendu dire que les jeunes votent de moins en moins. Est-ce que c’est vrai et pourquoi?" demande Calyste
"Oui, c'est vrai" lui répond Julie Marie-Leconte. "Si on regarde, par exemple, les dernières élections qui étaient les élections régionales, le taux d'abstention était très fort chez les jeunes: 87%. Ceci dit, ajoute-t-elle, traditionnellement, la Présidentielle mobilise plus tout le monde, y compris les jeunes. En 2017, ce ne sont pas les 18 - 24 ans, mais les 25 - 29 ans qui ont le moins voté à la présidentielle". La journaliste politique avance plusieurs facteurs d'explications: le décalage entre ce qui préoccupe les jeunes, les jeunes adultes et les candidats, le fait que les jeunes s'engagent davantage dans des mouvements de protestation, dans des mouvements citoyens, "avec sans doute le sentiment que ça leur donne plus de prise et plus de chances de changer les choses".
Il y a aussi, pointe-t-elle, "une revendication qui est assez forte et qui n'est toujours pas prise en compte chez les jeunes: c'est le vote blanc qui permettrait de dire qu'on n'est pas d'accord avec le choix proposé."
Julie Marie-Leconte avance enfin un dernier facteur d'explication: la mal-inscription. "Parce que, quand on a entre 18 et 24 ans, ou entre 25 et 29 ans, c'est le moment où on fait des études pour la première catégorie, ou le moment où on commence à travailler. Et souvent, les gens restent inscrits, par exemple là où ils habitaient, chez leurs parents ou là où ils faisaient leurs études, puis ils déménagent et puis ils oublient de se réinscrire. Ils restent inscrits ailleurs au moment où arrivent les élections et ils ne peuvent pas revenir là où ils sont inscrits". Ils finissent donc par être comptés comme abstentionnistes.
