Il est mort en 1959 mais il est toujours vivant aujourd'hui. Son appartement, cité Véron, n'a pas bougé, sauf qu'une étrange gardienne s'en occupe. Nicole Bertolt gère et anime le fonds Vian, tandis que ses fans ont toujours vingt ans...°Dans ce documentaire animé, Olivier Bourbeillon a animé des croquis et dessins de Vian, issus de son agenda ou de ses manuscrits, suivi l'actualité vianesque, investi son appartement, convoqué des fans, discuté avec Joëlle, la nièce, à Ville d'Avray, enfermé Michel Gondry dans l'atelier-bricolage de Boris où se bricole une étrange fusée...
"(...) "Ce n'est pas un film réaliste, c'est un film à tiroirs, il faut s'amuser avec Boris Vian, continue le réalisateur. Il a échappé à toutes les cases. Pour moi, c'était un prophète. Du jazz, des chansons, un peu d'existentialisme et beaucoup de fantaisie, un cœur gros comme ça, un homme à faire connaître. N'oublions pas que Vian a inventé l'expression "faire un tube"". Les "Vianophiles" sont nombreux et tout aussi inclassables, avec "un point commun, cette propension à l'imaginaire". Dans le film, où il s'amuse à animer des dessins inédits de Boris Vian, Olivier Bourbeillon dresse aussi un portrait de ses fans : "Quelquefois, à la lecture d'une lettre bien tournée, Nicole craque et permet à l'un d'eux de visiter l'appartement." Comme cette jeune fille de 16 ans, dont on suit l'émouvante visite. (...)"