"Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise." dixit Alexandre Astier qui endosse le rôle de Jean-Sébastien Bach. Un hommage savoureux et déglingué qui décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur.
Alexandre Astier excelle dans ce personnage bougon, insolite, brillant, solitaire, qui vit dans une réalité supérieure à celle de ses congénères. Epoustouflant et jubilatoire pour qui ne connaît pas la musique. La mise en scène sobre et sans fausse note de Jean-Christophe Hembert, un clavecin, un tableau noir, des lumières efficaces, quelques accessoires suffit à planter le décor d’une vie dédiée à la musique. Que ma joie demeure est le portrait insolite, tendre et intime d’un musicien de génie, porté par la ferveur d’un comédien généreux, décidé à partager avec le public sa fascination pour un homme qui a transcendé sa vie.