Vacances de printemps : retrouvez les horaires d'ouverture et de fermeture de vos médiathèques.
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En documentaire (Anselm) ou en fiction (Perfect Days), Wim Wenders fait son grand retour à Cannes. De quoi bien évidemment revenir sur sa prestigieuse carrière, et pourquoi pas en 10 minutes (ou presque).
Un été sans un Introuvable (ou presque) de notre inénarrable Trufo ne serait pas tout à fait un été. Alors c'est parti pour ce mystérieux Une fée...pas comme les autres. Vous connaissez ?
Avoir toute la musique du monde dans sa poche, c'est normal aujourd’hui, mais il a fallu plusieurs révolutions y arriver. Le mélomane Sophian Fanen raconte comment nous sommes passés des années CD au streaming, de la rareté à l’accès infini. À travers le mp3, le téléchargement sauvage, l’iPod, puis Deezer et Spotify, il retrace l’histoire de notre écoute au XXIe siècle.
De Louis Couperin à Chassol, de Sly Stone aux maâlemine (maîtres) gnaoua, disposer de toute la musique du monde sur son portable apparaît aujourd'hui comme une évidence. Mais cet accès illimité est pourtant le fruit de la plus grande révolution que le monde de la musique ait connue depuis la fin du XIXe siècle, époque des premiers enregistrements sur disque puis de la naissance de la radio. Depuis un peu plus de vingt ans, une succession d'avancées technologiques doublée de batailles culturelles et commerciales ont amené à la numérisation puis à la mise en ligne du quatrième art, bouleversant sa production, son écoute et sa circulation. En 1999, Napster, un logiciel pionnier, permet d'encoder les chansons et de les télécharger en fichiers sous un nouveau format, le MP3. Une rupture historique, qui ouvre la voie aux échanges informels entre internautes : toute la musique enregistrée devient bientôt disponible gratuitement pour tous, à tout moment, de n'importe où. Incapable de faire face à la déferlante, l'industrie du disque vole en éclats et décide de se retourner contre ses propres clients : devenus des "pirates", ils sont traqués, en France, par l'Hadopi, instance jugée liberticide par ses nombreux détracteurs. Il faudra attendre plus de dix ans et une seconde révolution pour que le paysage retrouve une certaine harmonie : avec les plates-formes Deezer, Spotify ou Soundcloud, le streaming change toute la donne. Désormais, nous louons les services d'un juke-box virtuel infini et ne possédons plus de supports physiques...
De l'illimité à l'insatiable
Ancien journaliste musical à Libération, Sophian Fanen a vécu aux premières loges la transformation numérique de la musique et les bouleversements qu'elle a occasionnés. C'est à la première personne qu'il retrace l'histoire de notre écoute au XXIe siècle, rappelant ainsi que la musique est avant tout affaire de subjectivité et de sensibilité. Entrelaçant son histoire personnelle de mélomane fou et ses analyses pertinentes aux grandes étapes des big bangs successifs, ce cofondateur du média Les jours brosse la peinture d'une époque que l'accès illimité a rendu insatiable. Il consigne plus particulièrement les avantages et les défauts des plates-formes de streaming, dont les playlists formatées par les machines et les algorithmes multiplient les incitations redoutables – quitte à orienter les goûts ? En contrepoint, les témoignages d'acteurs importants du milieu, comme Pascal Nègre, ancien PDG d'Universal Music France, Antoine Monin, directeur général de Spotify France, ou la chanteuse Amaarae, enrichissent un film qui balaie le passé, le présent et le futur – aux mutations imprévisibles – de la musique.
« Nous découvrons que nous ne sommes pas les maîtres du monde. Nous ne sommes pas les Créateurs. Nous ne pouvons pas subordonner la Terre », déclare le philosophe Philipp Blom, qui vit à Vienne. Dans la suite de l'entretien accordé à Yves Kugelmann, il se demande « Qui sommes-nous réellement ? ».
De 1933 à 1945, les tribunaux nazis ont prononcé environ 16 000 condamnations à mort. 30 000 de plus avec les tribunaux militaires. Cette terreur judiciaire, dont la population allemande fut la première victime, visait à imposer une vision du droit et à établir une société fondée sur les lois du sang et de la race.
Adversaires acharnés du droit romain traditionnel, de la philosophie des Lumières et des valeurs portées par la Révolution française, les nazis ont voulu imposer coûte que coûte leur vision du droit. Une priorité qui visait à poser les bases du "monde nouveau" dont devait accoucher le Reich "millénaire". Le documentaire "Les tribunaux d'Hitler" raconte comment les nazis ont pris d'assaut la forteresse du droit, comment ils ont peu à peu assujetti la magistrature et l'appareil judiciaire afin d'affirmer la suprématie de la "communauté du peuple" sur le droit individuel. Cette histoire est racontée à travers quatre destins singuliers : Johann Reichhart, bourreau bavarois et recordman mondial des exécutions de justice ; Lilo Gloeden, une femme engagée ; Werner Best, un juriste nazi ; et Hans Litten, un avocat démocrate. En parallèle, le documentaire est traversé par une allégorie, celle de "M le Maudit", célèbre film de Fritz Lang apparu sur les écrans en 1931.
Cette terreur judiciaire préfigure les guerres extérieures ainsi que les horreurs meurtrières des camps d'extermination, elles aussi profondément liées à une vision du monde et du droit. Une guerre du droit qui s'achève en 1946 au procès de Nuremberg, avec l'avènement de nouvelles règles internationales.
Samuel a 10 ans. Il tient un journal et il a un problème : Basile a dit à la grande Julie que Samuel l’aimait. C’est faux, il s’en fiche de Julie. C’est juste qu’elle a rigolé à l’une de ses blagues et qu'il a trouvé ça sympa de sa part. Bon, en fait Samuel aime Julie mais personne ne doit savoir. Une série animée créée par Emilie Tronche sur une enfance dans les années 2000.
Épisode 1 : La Grande Julie
Un jour, Julie s’assoit à côté de Samuel dans le bus pour aller à l’école. Au début, il est vexé car elle ne veut pas partager ses écouteurs avec lui. Finalement, ils parlent de leurs goûts musicaux. C’est là que Samuel décide qu’il l’aime.
Retrouver les autres épisodes de la série en cliquant ici.
Voici une nouvelle rubrique dans Blow up où nous allons évoquer une année au cinéma. Voyageons donc dans le temps et revenons 40 ans en arrière, à l’année 1984 : quels films, quels festivals, quels événements pouvait-on découvrir cette année-là ? Voici donc l’almanach ciné de l’année 1984 en 12 mois et pas moins de 70 films.
Le résultat est une collection de 10 000 personnages pixelisés et au look 8-bit, les CryptoPunks, qu’ils proposent ensuite gratuitement sur la blockchain à qui en fait la demande. Simple expérimentation, cette collection sera valorisée à peine trois ans plus tard à plusieurs milliards de dollars et deviendra le nouvel happening d’un monde de l’art en quête perpétuelle de renouvellement.
Épisode 1 : Pionniers
En 2017, deux informaticiens, Matt et John créent sur la blockchain les CryptoPunks, des NFT à s’échanger gratuitement. De son côté, l’artiste Robness découvre la blockchain, un monde nouveau qu’il imagine comme une utopie artistique. Aucun des trois n’a conscience d'être au cœur d’une révolution.
En 2021, les ventes de NFT (acronyme en anglais de "jetons non fongibles"), des certificats numériques garantissant l'authenticité et la propriété d'une œuvre, ont explosé, avec un mois record, en août, à plus de 900 millions de dollars de transactions. Comment est-on passé d'un duo de développeurs postant quelques milliers d'œuvres numériques à vendre pour une poignée de bitcoins à un nouveau et gigantesque marché de l'art, où des "crypto-bros" spéculateurs se battent pour engranger les millions ? Retour sur la genèse du mouvement crypto-artistique en compagnie d'experts, du duo Matt Hall et John Watkinson, à l'origine en 2017 des Cryptopunks (les premières œuvres d'art authentifiées numériquement), et du crypto-artiste Robness. En trois épisodes, une course folle en plein Far West digital.
Alors qu’ils déclament Shakespeare en gardant leur distance, l’enseignant coupe court à la répétition. A un âge où l’on avance souvent masqué, le regard trop haut ou la tête trop baissée, la question de l’intime s’impose à eux. Meilleure série courte au festival Séries mania 2024.
Épisode 1 - Mon rôle
Depuis le début de l’année, les élèves apprennent Le Songe d’une Nuit d’Été avec leur professeure, Mme Quenard. Mais l’arrivée d’un prof remplaçant renverse le fragile équilibre du groupe.
L'amour peut-il changer la vie ? À Stockholm, la mort brutale de Kersti bouleverse l'existence de son mari Sten et de ses enfants. Mais la vie continue, avec ses joies, ses peines, ses disputes et ses amours qui surgissent inopinément… Devant et derrière la caméra, Josephine Bornebusch orchestre une comédie romantique pleine de tendresse.
Épisode 1
Stockholm. Tandis que Clara, obstétricienne, la trentaine et toujours célibataire, tente de débusquer la perle rare en multipliant les rendez-vous via des applications de rencontres, Aron, son petit frère, en couple avec Elsa, cherche du travail tout en terminant ses études. Sten, leur père, prépare une surprise pour Kersti, son épouse. Bien que l'état de santé de celle-ci soit de plus en plus préoccupant, ils ont organisé un dîner avec les enfants pour fêter leurs quarante ans de mariage. Mais le repas se déroule dans une atmosphère tendue…
Une enquête glaçante sur les dérives criminelles d’un lucratif commerce et les failles dans la protection des droits des mineurs.
Trentenaires ou quadragénaires, ils sont des milliers, adoptés dans l’enfance à l’étranger, à réclamer la vérité. Certains ont été volés à leur mère au Chili sous la dictature de Pinochet ou en Corée du Sud, précurseur de l’adoption internationale dès les années 1950 – jusqu’à la décennie 1980, la moitié des enfants adoptés à l’étranger dans le monde en étaient originaires. D’autres sont nés de femmes mises enceintes et séquestrées dans des "fermes à bébés" au Sri Lanka, avant d’être vendus. Parfois, leur visa a été falsifié, leur date de naissance ou leur nom, modifié, rendant leur quête pour retrouver la piste de leur filiation aussi douloureuse qu’éprouvante. Un peu partout, ils se heurtent au silence des administrations et à l’inertie de la justice lorsqu’ils se risquent à demander des comptes.
Trafics d’enfants
Si, dans l'imaginaire collectif, l'adoption internationale évoque des enfants abandonnés dans les orphelinats de pays pauvres, nombre d’entre eux ont en réalité été séparés de leurs parents biologiques de manière irrégulière, voire illégale, avec la complicité des autorités des pays d’origine. Grâce aux actions menées par ces adoptés devenus adultes, le film met au jour les abus systémiques perpétrés depuis des décennies, et soulève la responsabilité des pays adoptants. Afin de répondre au désir d’enfant de couples infertiles, l’adoption internationale, véritable marché depuis les années 1980, demeure un monde opaque dont profitent en toute impunité des criminels. Malgré la convention de La Haye sur la protection des enfants – signée ou ratifiée par une centaine d’États depuis 1993 –, et la coopération en matière d’adoption censée l'encadrer, des investigations journalistiques ont révélé ces dernières années la survivance de pratiques sordides – bébés volés, faux orphelins, pressions sur les mères, documents falsifiés – qui favorisent le trafic d’enfants. Nourrie de rappels historiques, d’éclairages apportés notamment par l’universitaire Yves Denéchère, coauteur avec Fábio Macedo du rapport Étude historique sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale en France et Emmanuelle Hébert, cofondatrice de l’association Réseau des adopté·es à l’international en France (RAIF), ainsi que de témoignages poignants, une enquête glaçante sur les dérives d’un lucratif commerce et les failles persistantes dans la protection des droits des mineurs.
Une enquête dans l’univers des "deepfakes", ces images truquées grâce à l’intelligence artificielle, au potentiel toxique sans limite.
Pour Taylor Klein, c’est le coup de massue. Cette étudiante de 23 ans s’aperçoit un jour que circulent sur les réseaux sociaux des vidéos pornographiques où elle apparaît. Elle n’a pourtant jamais joué dans ce genre de séquences. Grâce à l’intelligence artificielle, son visage a été copié puis plaqué sur des corps en action, le résultat s’avérant d’un réalisme troublant. Pour la jeune femme, le calvaire s’intensifie quand elle comprend que son nom et son adresse accompagnent les mises en ligne. En état de choc, Taylor se replie sur elle-même. Mais qui est l’auteur de ces deepfakes et quelles motivations l’animent ? Alors que la police se révèle impuissante, la jeune femme se rapproche de son ancienne colocataire de résidence universitaire, elle aussi victime de ces terribles détournements. En cherchant des indices sur la Toile et en recoupant les infos sur leur entourage, elles établissent une liste de trois amis qui étudient à la fac...
La maturité de l’IA
Bienvenue dans l’enfer numérique du revenge porn... Parmi les nombreuses questions que soulève l’avènement de l’intelligence artificielle, son potentiel de nuisance, quand elle est utilisée par des manipulateurs sans scrupules, figure parmi les plus brûlantes. En croissance exponentielle, les deepfakes pornographiques ciblent avant tout les femmes (99 % des victimes), leur occasionnant d’immenses dommages psychiques, émotionnels et sociaux. Outre l’enquête de Taylor et ses amies, ce documentaire montre de manière impressionnante à quel point truquer des vidéos s’avère aujourd’hui facile : l'IA a atteint déjà un tel niveau de perfectionnement qu'une seule photo en haute résolution suffit à produire une séquence de soixante secondes bluffante de réalisme. Le film soulève aussi le problème des lois et des jurisprudences, actuellement impuissantes, ne laissant d’autre choix aux victimes, face à de tels abus, que de se retirer du monde numérique.
Retour sur sa géographie fragmentée, son histoire politique singulière, ses problématiques migratoires et le phénomène Georgia Meloni.
L’Italie est divisée entre un Nord favorisé (de Milan à Gênes) et un Sud plus précaire (des Pouilles à la Sicile). Sa population vieillissante et des problématiques migratoires s’ajoutent à une histoire politique singulière : son unification récente jusqu'à son goût pour les populismes. Sans oublier le phénomène Georgia Meloni, qui sait jouer de toutes les cartes, la carte européenne et otanienne mêlée à une forme de néo-nationalisme italien.